Efforts de recrutement et de rétention
Depuis le début de la pandémie, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ont annoncé des initiatives de financement de plusieurs millions de dollars pour recruter des travailleurs de la santé et les garder en poste. Ces mesures visent à améliorer les conditions de travail pour les travailleurs de la santé actuels et à créer des occasions d’intégration des étudiants, des nouveaux diplômés et des travailleurs formés à l’é³Ù°ù²¹²Ô²µ±ð°ù. Elles ont ainsi pour objectif d’assurer un effectif suffisant — à court et à long terme — pour répondre aux besoins des systèmes de santé. Le gouvernement fédéral a par exemple créé et financé un programme de formation accélérée gratuite pour 4 000 préposés aux services de soutien à la personne, financé des améliorations à la formation du personnel et soutenu la bonification des mesures de prévention des infections en soins de longue durée¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð 3.
À l’échelle provinciale ou territoriale, bon nombre de gouvernements ont offert aux travailleurs du secteur de la santé des primes en argent, des hausses du salaire horaire ou la rémunération des congés de maladie, et des services de garde d’enfantReference 3. De nombreux organismes de réglementation ont aussi appelé les dispensateurs de soins de santé retraités ou non actifs à réintégrer temporairement la main-d’œuvre afin de contribuer à la lutte contre la COVID-19. Parmi d’autres, ces stratégies de recrutement et de rétention visent non seulement à offrir des incitatifs financiers aux travailleurs, mais aussi à les aider à maintenir un meilleur équilibre travail-vie personnelle et à optimiser les modèles de soins pour l’avenir.
Augmenter les effectifs de professionnels de la santé formés à l’é³Ù°ù²¹²Ô²µ±ð°ù
Les professionnels de la santé formés à l’é³Ù°ù²¹²Ô²µ±ð°ù constituent depuis longtemps une grande proportion de la main-d’œuvre de la santé au Canada. En 2021, environ le quart des médecins (26,2 %) avait été formé dans un autre pays. Les physiothérapeutes et les pharmaciens sont aussi largement formés ailleurs (22 % et 34 % respectivement). À titre de comparaison, les ergothérapeutes et les membres du personnel infirmier réglementé formés à l’é³Ù°ù²¹²Ô²µ±ð°ù sont moins nombreux (6 % et 9 % respectivement).
La proportion de la main-d’œuvre de la santé formée à l’é³Ù°ù²¹²Ô²µ±ð°ù varie aussi d’une province et d’un territoire à l’autre. Par exemple, les pharmaciens formés dans un autre pays représentaient une vaste proportion des effectifs de l’Ontario et de l’Alberta en 2021 (48 % et 34 % respectivement), mais moins de 6 % de l’effectif dans les provinces de l’Atlantique. Des tendances semblables sont observées dans d’autres professions. Par exemple, l’Ontario et la Colombie-Britannique comptent davantage sur les ergothérapeutes et physiothérapeutes formés à l’é³Ù°ù²¹²Ô²µ±ð°ù que le Québec et le Nouveau-Brunswick.
Lieu d’obtention du diplôme de certains professionnels de la santé, provinces et territoires pour lesquels des données sont disponibles, 2017 et 2021
Texte de remplacement pour le graphique
Professionnels de la santé |
´¡²Ô²Ôé±ð |
Lieu d’obtention du diplôme :
Canada |
Lieu d’obtention du diplôme :
é³Ù°ù²¹²Ô²µ±ð°ù |
·¡°ù²µ´Ç³Ù³óé°ù²¹±è±ð³Ü³Ù±ð²õ |
2017 |
93 % |
7 % |
|
2021 |
94 % |
6 % |
Pharmaciens |
2017 |
68 % |
32 % |
|
2021 |
66 % |
34 % |
²Ñé»å±ð³¦¾±²Ô²õ |
2017 |
73 % |
27 % |
|
2021 |
74 % |
26 % |
±Ê³ó²â²õ¾±´Ç³Ù³óé°ù²¹±è±ð³Ü³Ù±ð²õ |
2017 |
83 % |
17 % |
|
2021 |
78 % |
22 % |
Personnel infirmier réglementé |
2017 |
92 % |
8 % |
|
2021 |
91 % |
9 % |
Remarque
Exclut les professionnels dont le pays d’obtention du diplôme est inconnu.
Sources
Base de données sur la main-d’œuvre de la santé, Institut canadien d’information sur la santé
Base de données médicales Scott’s, Institut canadien d’information sur la santé, données brutes fournies par iMD (© 2022 iMD ºìÁì½í¹Ï±¨ Global Corp.)
Certaines études indiquent que le Canada compte probablement un nombre important de travailleurs de la santé formés à l’é³Ù°ù²¹²Ô²µ±ð°ù, mais qui ne détiennent pas de permis d’exercice¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð 4. Durant la pandémie, les gouvernements ont multiplié les efforts pour mettre à profit les capacités de ce groupe de personnes¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð 3. Le gouvernement fédéral a annoncé le financement de programmes visant à aider les infirmières formées à l’é³Ù°ù²¹²Ô²µ±ð°ù à obtenir leur permis d’exercice et à intégrer l’effectif. De plus, depuis la fin de 2020, plusieurs provinces (l’Île-du-Prince-Édouard, l’Ontario et le Manitoba) ont annoncé des changements pour éliminer les obstacles empêchant certains professionnels de la santé d’entrer dans la main-d’œuvre en assouplissant les exigences d’inscription et en créant des programmes d’intégration.
Le maintien des niveaux adéquats de dotation en personnel requiert une surveillance et une planification continuelles, particulièrement quand on tient compte des possibles incidences à long terme de la pandémie de COVID-19 sur la main-d’œuvre et la population. Il est essentiel de disposer de données normalisées à l’échelle pancanadienne pour garantir l’exactitude de la surveillance. C’est pourquoi l’ICIS continuera d’améliorer ses normes, de combler les lacunes en matière de données et de travailler avec ses partenaires clés.