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Main-d’œuvre de la santé et chirurgies

Main-d’œuvre de la santé et chirurgies ggagnon

Une main-d’œuvre de la santé résiliente est essentielle à des systèmes de santé efficaces et efficients. Une meilleure compréhension de l’effectif des travailleurs de la santé peut permettre d’optimiser la planification des soins et d’améliorer l’accès aux chirurgies.

Équilibrer les besoins des Canadiens avec notre main-d’œuvre de la santé

Équilibrer les besoins des Canadiens avec notre main-d’œuvre de la santé ggagnon

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, les travailleurs de la santé sont aux prises avec une charge de travail écrasante et des heures de travail prolongées. La fatigue mentale et physique engendre souvent l’épuisement professionnel et — pour bon nombre — un départ de la profession¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð1, ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð2. En 2021 2022, le personnel hospitalier (à l’exclusion des médecins) a travaillé plus de 26 millions d’heures supplémentaires — l’équivalent de 13 000 postes à temps plein¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð3. Parallèlement, la croissance et le vieillissement de la population canadienne augmentent ses besoins en matière de soins. La pénurie de personnel combinée à la demande élevée pourrait entraîner des temps d’attente plus longs et une détérioration de l’état de santé des patients en plus d’ajouter au fardeau qui pèse déjà sur les travailleurs de la santé. 

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Je prends soin de mes parents et, lorsque je les accompagne à leurs rendez-vous, la pénurie de personnel saute aux yeux. Les travailleurs de la santé sont surchargés; ils s’empressent d’évaluer et de traiter les patients pour pouvoir passer rapidement au prochain. La situation est particulièrement pénible lorsqu’on veut s’assurer que notre proche reçoit les soins dont il a besoin malgré la barrière linguistique qui l’empêche de communiquer efficacement. — Yasir Khalid, patient partenaire, Ontario

À l’échelle du pays, les gouvernements et les planificateurs des soins de santé travaillent ensemble à régler les problèmes liés à la main-d’œuvre de la santé, y compris à

  • améliorer les conditions de travail pour conserver les travailleurs existants et en attirer de nouveaux;
  • accélérer la reconnaissance des compétences des travailleurs de la santé formés à l’étranger;
  • accroître le nombre de places dans les programmes de formation;
  • recueillir des données aidant à mieux équilibrer l’effectif des travailleurs de la santé avec les besoins croissants des patients¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð4.

Pour ce secteur prioritaire, des indicateurs favorisent le suivi en mesurant le « taux net » de dispensateurs de soins de santé qui intègrent ou quittent la main-d’œuvre d’une province ou d’un territoire. Ce taux correspond à la différence entre le nombre de dispensateurs qui intègrent la main-d’œuvre et le nombre de dispensateurs qui la quittent dans une province ou un territoire donné au cours d’une année, par 10 000 habitants. Les indicateurs sont les suivants :

  • Médecins de famille qui intègrent ou quittent la main-d’œuvre
  • Infirmières praticiennes qui intègrent ou quittent la main-d’œuvre
  • Infirmières qui intègrent ou quittent la main-d’œuvre

La plupart des provinces et des territoires affichent une hausse nette dans au moins 2 des 3 groupes de professionnels au cours de l’année de données la plus récente. L’Île-du-Prince-Édouard, l’Ontario, la Saskatchewan et la Colombie-Britannique présentent une hausse nette dans les 3 groupes. 

Médecins de famille qui intègrent ou quittent la main-d’œuvre

Les médecins de famille constituent habituellement le premier point de contact des Canadiens avec le système de santé. Ils fournissent notamment des traitements pour les affections courantes et des soins préventifs, et prennent en charge les maladies chroniques. En 2022, on comptait 48 199 médecins de famille au Canada¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð5. Bien que ce nombre augmente, le taux de croissance annuel de l’effectif des médecins de famille sur 5 ans a diminué, passant de 12,9 % (de 2012 à 2016) à 7,7 % (de 2017 à 2021)¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð6.

Compte tenu de la croissance rapide de la population, une augmentation proportionnelle de l’effectif des médecins de famille doit être maintenue pour répondre aux besoins des Canadiens. Des changements récents aux profils de pratique des médecins peuvent également avoir une incidence :

Infirmières praticiennes qui intègrent ou quittent la main-d’œuvre

Les IP combinent les compétences cliniques des soins infirmiers à une formation avancée afin de fournir des soins dans les hôpitaux, les cliniques communautaires, les centres de soins de santé, ainsi que les milieux de soins de première ligne et de soins de longue durée. Elles jouent aussi un rôle essentiel en prodiguant des soins dans les collectivités en région éloignée ou mal servies. 

Le nombre d’IP croît plus vite (hausse d’environ 9 % au cours de la dernière décennie) que le nombre d’autres infirmières réglementées et de médecins¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð3. Toutefois, la proportion d’IP parmi les professionnels de la santé demeure relativement faible — en 2023, le Canada comptait 8 999 IP, soit moins d’une par 1 000 habitants¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð8. En 2022, le nombre d’IP qui ont intégré la main-d’œuvre était supérieur au nombre d’IP l’ayant quittée dans presque l’ensemble des provinces et des territoires.  

Infirmières qui intègrent ou quittent la main-d’œuvre

Les infirmières constituent le plus grand groupe de professionnels de la santé réglementés au Canada; en 2023, elles étaient 468 981 à travailler dans divers milieux de soins, comme les hôpitaux, les soins de première ligne, les soins de longue durée et les services à domicile¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð8. Ce nombre incluait

Dans la plupart des provinces et territoires, plus d’infirmières ont intégré la profession qu’elles ne l’ont quittée, ce qui a engendré une augmentation nette en 2022¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð8. Cette tendance découle principalement de la variation nette du nombre d’IA, qui représentent la majeure partie du personnel infirmier¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð8. Les provinces et territoires ont pris des mesures pour augmenter l’effectif infirmier en mettant en place de nombreuses initiatives, y compris en facilitant l’entrée en pratique des infirmières formées à l’étranger. En 2022, ces infirmières représentaient en moyenne 12 % des nouvelles infirmières autorisées dans les provinces et territoires, soit une hausse de 4 points de pourcentage par rapport à 2017¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð3.

Malgré le nombre accru d’infirmières, le nombre d’infirmières travaillant directement auprès des patients en soins de longue durée a diminué d’environ 2 500 (5,1 %) en 2022 par rapport à 2021. Le nombre d’IA fournissant des soins directs dans les hôpitaux a également chuté (0,6 %)¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð3.

Que devons-nous savoir de plus?

La pénurie de dispensateurs de soins fait partie des principaux défis des systèmes de santé. La demande croissante de soins dépasse l’effectif des travailleurs de la santé. Les systèmes de santé subissent donc la pression de combler rapidement l’écart. Les gouvernements et les organismes de soins de santé élaborent des politiques pour faciliter l’embauche de nouveaux travailleurs de la santé et favoriser le maintien en poste de la main-d’œuvre actuelle, en optimisant la répartition de la charge de travail et en améliorant le milieu de travail. Des données seront essentielles pour surveiller les progrès à ces égards. 

La pandémie a engendré une augmentation constante des heures supplémentaires (rémunérées ou non) pour les travailleurs de la santé¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð9. Le suivi des tendances dans les heures supplémentaires pourrait éclairer la planification et les décisions relatives aux politiques en donnant une idée réelle du nombre de médecins, d’IP et d’infirmières nécessaires pour soigner les patients. Un indicateur visant à mieux comprendre les heures supplémentaires travaillées par les infirmières dans les hôpitaux permettra une planification efficace des soins infirmiers.

Des modèles de soins axés sur le travail d’équipe entre les médecins, les infirmières, les IP et d’autres professionnels de la santé, comme les pharmaciens et les sages-femmes, pourraient réduire la pression sur les soins de première ligne et aider à ce que tous les Canadiens reçoivent les soins dont ils ont besoin. Enfin, un indicateur qui mesure l’accès à une équipe de soins permettra de brosser un portrait complet des soins de première ligne.

¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs

1.

Retour à la référence 1 dans le text

Institut canadien d’information sur la santé. Tendances liées au personnel hospitalier et aux préjudices à l’hôpital durant la pandémie. Consulté le 23 juillet 2024.

2.

Retour à la référence 2 dans le text

Fédération canadienne des syndicats d’infirmières et d’infirmiers. CFNU Member Survey Summary Report. 2023.

3.

Retour à la référence 3 dans le text

Institut canadien d’information sur la santé. État de la main-d’œuvre de la santé au Canada, 2022. Consulté le 23 juillet 2024.

4.

Retour à la référence 4 dans le text

³§²¹²Ô³Ùé&²Ô²ú²õ±è;°ä²¹²Ô²¹»å²¹. . Consulté le 23 juillet 2024.

5.

BRetour à la référence 5 dans le text

Institut canadien d’information sur la santé. La main-d’œuvre de la santé au Canada, 2022 — Statistiques éclair (mise à jour en juin 2024). 2024. 

6.

Retour à la référence 6 dans le text

Institut canadien d’information sur la santé. Changements dans la pratique des médecins de famille au Canada. Consulté le 23 juillet 2024.

7.

Retour à la référence 7 dans le text

Institut canadien d’information sur la santé. Les résultats de l’enquête illustrent les défis qui se posent pour les médecins de famille. Consulté le 23 juillet 2024.

8.

Retour à la référence 8 dans le text

Institut canadien d’information sur la santé. Le personnel infirmier au Canada, 2023 — tableaux de données. 2024

9.

Retour à la référence 9 dans le text

Statistique Canada. [tableau 14-10-0427-01]. Consulté le 23 juillet 2024.

Le nombre de chirurgies effectuées augmente, mais l’attente demeure longue

Le nombre de chirurgies effectuées augmente, mais l’attente demeure longue ggagnon

Les patients qui n’ont pas à attendre longtemps pour leur chirurgie obtiennent de meilleurs résultats, développent moins de complications, vivent moins de stress, ont une meilleure qualité de vie et se rétablissent plus rapidement. Au fil des années, les gouvernements canadiens ont établi des délais de référence pour les interventions prioritaires, notamment les traitements du cancer, les remplacements articulaires et les chirurgies de l’œil. Les temps d’attente diminuaient, jusqu’à ce que la pandémie de COVID-19 submerge les hôpitaux. Partout au pays, des chirurgies ont été reportées ou annulées en raison du manque de lits et de personnel, ainsi que des mesures de santé publique. En 2022, près de 25 % des chirurgies annulées ou reportées étaient des arthroplasties de la hanche ou du genou et des chirurgies de la cataracte¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð1

Pour cette priorité partagée en santé, 3 indicateurs suivants mesureront les progrès vers une diminution des temps d’attente : 

  •  Variation annuelle des volumes de chirurgies depuis le début de la pandémie de COVID-19
  • Temps d’attente pour un remplacement articulaire
  •  Réparation d’une fracture de la hanche dans les 48 heures

Variation annuelle des volumes de chirurgies depuis le début de la pandémie de COVID-19

Le suivi du nombre de chirurgies réalisées chaque année aide les systèmes de santé à comprendre leurs ressources et la demande pour leurs services, ce qui favorise une planification efficace. 

À l’échelle du Canada, le nombre de chirurgies pratiquées d’avril 2020 à mars 2021 (la première année de pandémie) a diminué d’environ 360 000 (16 %) par rapport à 2019-2020. En 2021-2022, le nombre de chirurgies a chuté d’approximativement 10 % (227 000) en raison des vagues successives de COVID-19 et des pénuries de personnel persistantes. 

En 2022-2023, le volume de chirurgies est revenu à ce qu’il était avant la pandémie. En effet, 2,22 millions d’interventions chirurgicales ont été pratiquées, ce qui représente une hausse de 0,2 % comparativement à 2019-2020. La relance s’est poursuivie en 2023-2024, où le volume de chirurgies (2,33 millions) était de 5 % supérieur à ce qu’il était avant la pandémie.

En 2023-2024, le nombre de chirurgies d’un jour (qui ne requièrent pas de séjour à l’hôpital) a grimpé de 10 % par rapport à 2019-2020, tandis que le nombre de chirurgies avec hospitalisation planifiées a diminué de 9 % et le nombre de chirurgies avec hospitalisation imprévues a augmenté de 3 %, ce qui pourrait faire état d’une tendance à remplacer les chirurgies avec hospitalisation par des chirurgies d’un jour.

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J’ai subi 3 remplacements articulaires en 13 mois (un genou et les 2 hanches). Heureusement, là où j’habite, ces interventions sont pratiquées en chirurgie d’un jour, ce qui était ma préférence. Comme je n’ai pas eu besoin d’être hospitalisée, je crois que cela m’a permis de faire remplacer mon autre hanche plus rapidement, en 4 mois seulement! — Janet Thompson, patiente partenaire, Manitoba

La fluctuation des volumes de chirurgies était similaire pour les hommes et les femmes (ils ont augmenté de 6 % et 5 %, respectivement, en 2023-2024 par rapport à ce qu’ils étaient avant la pandémie). Toutefois, bien que le volume ait augmenté de 1 % chez les personnes vivant dans les quartiers au revenu le plus faible en 2023-2024, il a monté de 8 % chez les habitants des quartiers au revenu moyen le plus élevé. Le volume de chirurgies chez les personnes de 65 ans et plus a augmenté de 14 % en 2023-2024, tandis qu’il est demeuré inférieur à ce qu’il était avant la pandémie pour les autres groupes d’âge. 

Le nombre supérieur de chirurgies effectuées chez les personnes âgées pourrait découler d’un changement dans la démographie canadienne. En 2023, la population générale a augmenté de 7 % par rapport à 2019, et la croissance la plus élevée se situe dans le groupe d’âge des 65 ans et plus, qui a connu une hausse de 15 %¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð2. Ce changement pourrait se traduire en une demande grandissante pour les interventions prioritaires au cours des prochaines années, qu’elles soient urgentes (réparations de fractures de la hanche) ou non urgentes (remplacements articulaires). 

Réparation d’une fracture de la hanche dans les 48 heures

Les fractures de la hanche sont courantes (484 par 100 000 personnes de 65 ans et plus en 2022) et doivent être réparées par chirurgie le plus rapidement possible¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð3. Le délai de référence est de 48 heures. D’avril à septembre 2023, plus de 13 000 chirurgies de réparation de fracture de la hanche ont été réalisées au Canada, dont 81 % dans les 48 heures — une baisse par rapport aux 86 % de 2019¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð4

Temps d’attente pour un remplacement articulaire

Les arthroplasties de la hanche et du genou peuvent améliorer la mobilité et la qualité de vie. Elles représentent 2 des 3 chirurgies avec hospitalisation les plus pratiquées au Canada¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð5. D’avril à septembre 2023, plus de 66 000 arthroplasties de la hanche ou du genou ont été réalisées, mais seulement 62 % (environ 41 000) ont été effectuées dans le délai de référence de 26 semaines. Le pourcentage de patients dont la chirurgie respectait le délai de référence variait beaucoup à l’échelle du pays. 

Moins de remplacements articulaires ont été pratiqués dans le délai de référence de 26 semaines en 2023 (62 %) qu’en 2019 (72 %)¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð6, même si le nombre de ces interventions a augmenté globalement. Cela pourrait s’expliquer par le fait que les patients qui avaient déjà attendu plus longtemps que le délai de référence ont été traités en priorité. En outre, la demande croissante pour des remplacements articulaires, principalement propulsée par le vieillissement de la population canadienne, pourrait faire persister les retards en chirurgie. Du 1er avril au 30 septembre 2023, le nombre de patients de 75 à 84 ans qui ont subi une arthroplastie totale planifiée a augmenté de 32 % par rapport à 2019. 

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Nous n’arrivons pas à respecter les délais souhaités malgré tous nos efforts. Périodiquement, les chirurgies planifiées sont reportées en raison du volume élevé de chirurgies urgentes. La liste d’attente pour les chirurgies planifiées continue donc de s’allonger, causant des désagréments aux patients qui ont fait des plans et pris congé en vue de leur chirurgie. — Le Dr Michael Bering, chirurgien orthopédiste, Alberta

Que devons-nous savoir de plus?

Pour rattraper le retard dans les chirurgies reportées et réduire l’attente, les provinces et les territoires ont lancé différentes initiatives visant à accélérer le traitement des patients. La dotation en personnel est augmentée, les horaires des salles d’opération sont optimisés et le nombre d’interventions réalisées en chirurgie d’un jour est accru, ce qui réduit les séjours à l’hôpital. Certaines provinces ont conclu des ententes avec des cliniques privées qui effectuent, entre autres, des chirurgies de la cataracte et des arthroplasties de la hanche et du genou. Il sera important d’en apprendre plus sur ces initiatives et leur incidence sur la capacité des hôpitaux publics à répondre aux besoins des Canadiens de manière équitable. 

¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs

1.

Back to Reference 1 in text

Institut canadien d’information sur la santé. Les longs temps d’attente persistent malgré les efforts pour réduire les retards en chirurgie au Canada. 2023.

2.

Back to Reference 2 in text

Statistique Canada. [tableau 17-10-0005-01]. Consulté le 23 juillet 2024.

3.

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Institut canadien d’information sur la santé. . Consulté le 23 juillet 2024.

4.

Back to Reference 4 in text

Institut canadien d’information sur la santé. Explorez les temps d’attente pour les interventions prioritaires au Canada. Consulté le 9 août 2024.

5.

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Institut canadien d’information sur la santé. Arthroplasties de la hanche et du genou au Canada : rapport annuel du RCRA, 2020-2021. 2022.

6.

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Institut canadien d’information sur la santé. . Consulté le 14 août 2024.

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