Répercussions de la COVID-19 sur les soins de longue durée au Canada — Dr Samir Sinha
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21 min | Publié le 11 mai 2021
Les établissements de soins de longue durée affichent les taux les plus élevés de cas et de décès liés à la COVID-19 au Canada. La pandémie a mis en évidence des problèmes très préoccupants en ce qui concerne la situation dans ces établissements. Nous nous entretenons avec le Dr Samir Sinha, directeur du département de gériatrie de Sinai ºìÁì½í¹Ï±¨, à Toronto, des causes premières de ces problèmes et de la manière de les résoudre.
Cet épisode est disponible en anglais seulement, mais sa transcription en français se trouve sur la présente page
Transcription
Alex Maheux
La situation liée à la COVID-19 évolue rapidement, si bien que les circonstances peuvent avoir changé depuis l’enregistrement de ce balado.
Bonjour, bienvenue au Balado d’information sur la santé au Canada. Je suis Alex Maheux et j’anime ce balado. Dans cette émission de l’Institut canadien d’information sur la santé, nous allons analyser les systèmes de santé du Canada avec des experts qualifiés. Restez à l’écoute pour en savoir plus sur les politiques et systèmes de santé, et sur le travail effectué pour favoriser la santé des Canadiens.
Aujourd’hui, nous discutons avec le Dr Samir Sinha, clinicien et gériatre de renommée internationale. Le Dr Sinha dirige le service de gériatrie au Système de santé Sinaï et au Réseau universitaire de santé, à Toronto. Il a conseillé des gouvernements et des organismes de soins de santé dans différents pays et est l’architecte de la Stratégie ontarienne pour le bien-être des personnes âgées. Depuis le début de la pandémie, le Dr Sinha est un important porte-parole des personnes âgées et des soins de longue durée. Il a aussi été l’un des principaux conseillers de l’ICIS pour la rédaction du plus récent rapport sur les répercussions de la COVID-19 sur les soins de longue durée.
Veuillez prendre note que l’opinion et les commentaires du Dr Sinha ne reflètent pas nécessairement ceux de l’Institut canadien d’information sur la santé. Allons-y.
Bonjour, Dr Sinha, bienvenue et merci de participer au Balado d’information sur la santé au Canada.
Dr Samir Sinha
Merci de me recevoir.
Alex Maheux
La pandémie de COVID-19 a attiré l’attention sur les soins de longue durée au Canada et sur les nombreux problèmes du système. Avant d’examiner la situation actuelle en détail, j’aimerais avoir votre avis sur l’état dans lequel se trouvaient les soins de longue durée avant la pandémie. Pouvez-vous nous expliquer brièvement certains des problèmes observés et leur rôle possible dans la crise sanitaire actuelle?
Dr Samir Sinha
Oui, merci Alex. En ce qui concerne les soins de longue durée, je crois que de nombreux Canadiens étaient au courant du système. Ce système ne nous enchantait pas particulièrement, mais nous savions qu’il était là . Je pense que la plupart d’entre nous croyaient que le système faisait un travail adéquat, mais peu comprenaient ses forces et ses faiblesses. Beaucoup de Canadiens ne réalisent pas que plus de 200 000 personnes, âgées pour la plupart, résident en soins de longue durée, car aucune option ne leur permet de recevoir des soins chez elles et de vivre de manière autonome dans la collectivité. Il peut s’agir, par exemple, de personnes atteintes de démence dont la famille ne peut s’occuper 24 heures sur 24 ou qui n’ont pas les moyens de se payer des services à domicile.
Beaucoup ignorent que les soins de longue durée ne font pas partie de notre régime universel d’assurance maladie. Ils ne figurent pas dans la Loi canadienne sur la santé et sont fournis à la discrétion de chaque province ou territoire. Aussi, les soins de longue durée sont sous-financés au Canada par rapport aux autres pays de l’OCDE. Le Canada dépense 30 % de moins que les autres pays industrialisés pour la prestation des soins de longue durée. Par ailleurs, nous consacrons la majeure partie de ces fonds à placer les personnes dans un établissement au lieu de leur fournir des soins chez elles. Et comme les dépenses en soins de longue durée sont faibles au Canada, le pays se retrouve avec du personnel mal payé et des établissements de mauvaise qualité. Évidemment, le financement varie d’une province et d’un territoire à l’autre, mais en général, notre système est mal financé. Par conséquent, nos établissements ont de la difficulté à respecter les normes de construction les plus récentes, et nous avons du mal à leur fournir du personnel qualifié en quantité suffisante pour dispenser les soins importants dont les personnes ont besoin jour après jour.
Alex Maheux
Plus tôt cette année, l’ICIS a publié un rapport sur les répercussions de la COVID-19. Vous avez été l’un des principaux conseillers pour ce rapport. Globalement, il indique que la pandémie a touché de manière disproportionnée les maisons de retraite et les établissements de soins de longue durée. Comment la pandémie a-t-elle évolué en soins de longue durée? Que s’est-il passé au cours de la dernière année?
Dr Samir Sinha
Je crois que la dernière année a vraiment révélé aux Canadiens la fragilité de notre système de soins de longue durée. Par exemple, avant la pandémie, 80 % des établissements de l’Ontario avaient du mal à recruter et à conserver le personnel nécessaire à leurs activités normales. Vous pouvez donc imaginer la situation durant une pandémie, où les établissements ont probablement besoin de plus de personnel et où ils doivent avoir la souplesse et les ressources nécessaires pour vraiment combattre un virus mortel. Je crois que d’un bout à l’autre du pays, dans les régions où la transmission communautaire était importante, nous avons pu constater que les établissements n’étaient pas bien protégés contre la COVID-19. La maladie s’est infiltrée et a eu des conséquences désastreuses, et c’est ce à quoi nous avons assisté dans les provinces durement touchées par la première vague, comme l’Ontario, le Québec, l’Alberta, la Colombie-Britannique et la Nouvelle-Écosse. Puis la deuxième vague a été encore pire dans certaines provinces comme l’Ontario, l’Alberta et la Colombie-Britannique. D’autres provinces s’en sont beaucoup mieux sorties, comme la Nouvelle-Écosse qui n’a connu aucune éclosion durant la deuxième vague, et même le Québec, où la mise en place de mesures clés après la première vague a beaucoup aidé, selon moi, à atténuer la deuxième.
Nous avons donc constaté qu’un grand nombre d’établissements de soins de longue durée partout au pays n’étaient pas bien préparés. Et ceux qui avaient eu un laissez-passer à la première vague, par exemple au Manitoba et en Saskatchewan, ont vraiment laissé paraître leurs limites et leur manque de préparation pendant la deuxième. Cette situation prouve que le milieu des soins de longue durée est très vulnérable. Vulnérable parce que l’effectif est précaire et qu’il est difficile de dispenser d’excellents soins à une population dont la mobilité est considérablement réduite — la majorité des personnes sont atteintes de déficiences cognitives — et dans un milieu aux prises avec des problèmes de personnel croissants en pleine pandémie.
Le seul vrai signe encourageant, selon moi, a été de constater que certaines mesures avaient une réelle incidence, et les provinces qui ont pris ces mesures ont vu leur situation s’améliorer. Mais Dieu merci, la vaccination a commencé vers la fin de la deuxième vague. Aujourd’hui, en pleine troisième vague, les établissements de soins de longue durée sont ironiquement les endroits les plus sécuritaires au Canada, car plus de 90 % des résidents ont reçu leurs 2 doses de vaccin. Je crois que la principale différence vient de là : au moins, les établissements de soins de longue durée ont été protégés grâce à la vaccination, alors que les autres mesures normales, comme le recrutement de personnel ou la prévention des autres infections, ont été difficiles à mettre en œuvre et à maintenir durant les 2 premières vagues.
Alex Maheux
Mm-hmm. Vous avez mentionné que la vaccination est l’une des principales raisons pour lesquelles nous sommes capables de traverser la troisième vague. Mais quelles autres leçons avons-nous tirées des 2 premières? Que pouvons-nous faire autrement à partir de maintenant, et quelles mesures prenons-nous afin d’atténuer les risques de transmission et de décès et d’améliorer le bilan pour les familles canadiennes?
Dr Samir Sinha
Commençons par le personnel. La dotation posait un tel problème qu’il est devenu évident qu’en plus de devoir recruter assez de personnel, il fallait s’assurer que ce personnel soit bien soutenu et bien formé, qu’il soit suffisamment rémunéré dès le départ et qu’on lui offre plus de possibilités d’emploi à temps plein avec des avantages sociaux, comme des congés de maladie payés. La majorité des travailleurs dans la plupart des provinces n’avaient rien de tout cela. Je crois que dans les provinces comme la Colombie-Britannique, où tous les employés du système de soins de longue durée travaillent à temps plein et ont des avantages sociaux adéquats, ces choses ont vraiment changé la donne. Et en Ontario, le gouvernement a débloqué jusqu’à 1,9 milliard de dollars pour embaucher plus de personnel, car même si vous traitez mieux vos employés en améliorant leur salaire et leurs avantages sociaux, encore faut-il que vous ayez assez de personnel dès le départ pour dispenser les soins requis.
Je crois qu’il y a eu une certaine prise de conscience des défis liés à la dotation, mais je n’ai pas pour autant constaté de virage faisant en sorte que la majorité des employés en soins de longue durée au Canada aient des possibilités d’emploi à temps plein avec un salaire et des avantages sociaux adéquats et qu’ils soient assez nombreux pour fournir les soins dont les résidents ont besoin. J’espère que la tendance ira en ce sens au cours des prochaines années.
Je crois que l’autre difficulté a été de comprendre l’importance de la présence de la famille. Par exemple, l’exclusion des aidants naturels et l’interdiction aux résidents de rendre visite à leur famille ont non seulement créé d’immenses lacunes dans les soins, mais aussi porté un dur coup au bien-être émotionnel et social des résidents. Je pense que nous avons manqué de considération envers les aidants naturels et qu’en leur interdisant l’accès de cette façon, nous avons causé plus de tort que de bien.
Enfin, je crois que le troisième domaine dans lequel nous avons beaucoup appris est celui de la qualité des établissements de soins. Nous avons constaté que les vieux établissements sans ventilation adéquate dans lesquels les résidents sont parfois entassés sont très propices aux éclosions, et même si nous avons tiré bien des leçons de la première vague, elles n’ont pas toutes été appliquées. Espérons que l’adoption de nouvelles normes nationales sur les soins de longue durée, incluant le travail effectué par l’Association canadienne de normalisation sur les systèmes de chauffage, de ventilation et de conditionnement d’air et même les normes de prévention et de contrôle des infections, créera un nouveau paradigme pour la construction d’établissements de soins de longue durée modernes qui intègrent tous les éléments physiques destinés à assurer la sécurité des résidents et à améliorer leur qualité de vie.
Alex Maheux
Au sujet de la qualité de vie, j’aimerais discuter du rapport que l’ICIS a publié, qui analyse les décès liés à la COVID-19, mais aborde aussi une question dont on parle peu : l’incidence des maladies non liées à la COVID-19 en soins de longue durée. Par exemple, les visites de médecin ont diminué au cours de la pandémie tout comme les transferts à l’hôpital, et cette diminution a eu un effet vraiment néfaste. Pouvez-vous nous décrire ce que vous avez constaté et l’incidence sur l’état de santé général des résidents, sans égard à la COVID?
Dr Samir Sinha
Je crois que de nombreuses personnes ne réalisent pas que nous avons recensé plus de 14 000 décès en soins de longue durée, et ces décès ont été attribués à la COVID-19. Mais le rapport de l’ICIS révèle que la disponibilité des soins médicaux ou la quantité de soins médicaux dispensés dans les établissements de soins de longue durée a vraiment diminué, et les conséquences de cette baisse ont été considérables. Par exemple, lorsqu’il y a moins de visites de médecin, il est plus difficile de déterminer si une personne doit aller à l’hôpital ou si elle a simplement besoin d’un peu plus de soutien pour éviter l’aggravation d’un problème relativement bénin.
Nous savons donc que de nombreuses personnes sont décédées de la COVID-19, mais probablement qu’un bon nombre de personnes sont aussi décédées en ayant la COVID-19, parce que leurs besoins fondamentaux, comme l’hydratation et l’alimentation, n’ont pas été comblés correctement ou parce d’autres problèmes ont été négligés, par exemple. Nous avons observé une baisse importante du nombre de transferts à l’hôpital pour les résidents atteints d’insuffisance cardiaque congestive, de maladie pulmonaire obstructive chronique ou de pneumonie et qui, dans des conditions normales et avec un soutien médical accru, auraient été considérés comme admissibles à une hospitalisation. Ces transferts n’ont pas eu lieu, et je crois que la santé de beaucoup de personnes en a souffert.
Selon les données du rapport de l’ICIS, certaines provinces peu touchées par la COVID-19 ont toutefois enregistré une hausse de ce que nous appelons la surmortalité. Si ce n’est pas la COVID-19, qu’est-ce qui a causé ces décès? Je crois que ces personnes sont décédées parce qu’elles n’ont pas reçu les soins médicaux et le soutien nécessaires à leur santé et à leur bien-être. Mais lorsqu’on écoute les récits de ce qui s’est produit dans certains établissements, on réalise qu’il y a eu un effondrement complet des soins et que tout le monde a été malade, les résidents comme les membres du personnel.
Or, puisque les membres du personnel malades doivent s’isoler pendant 14 jours, certains établissements se sont retrouvés presque sans personnel. Quand ce personnel s’occupe de résidents ayant des besoins élevés, par exemple pour les aider à se nourrir ou leur fournir d’autres soins, et que la présence d’aidants naturels est interdite parce que l’établissement connaît une éclosion, on se retrouve dans des situations où les besoins fondamentaux ne sont pas comblés. Et quand les besoins fondamentaux de ces personnes fragiles ne sont pas comblés, cela expliquerait peut-être le fait que certains établissements, par exemple, ont perdu plus de la moitié des résidents atteints de COVID-19 alors d’autres n’ont déploré qu’un décès sur 5.
Encore une fois, je crois que les données peuvent nous aider à examiner ces éléments de plus près et à comprendre les différences ici et là , mais voilà le genre de situations que nous observions sur le terrain en analysant certaines des éclosions les plus dévastatrices ou certains des bilans les plus tragiques enregistrés au pays.
Alex Maheux
Mm-hmm. En effet, les données dont vous parlez cachent des situations et des histoires très sombres. À quoi ressemble le travail sur le terrain aujourd’hui? Comment composez-vous avec tout cela, personnellement?
Dr Samir Sinha
Selon ce que j’entends de mes collègues, des patients et de leurs familles, nous venons de traverser une année horrible et incroyablement démoralisante pour le personnel, les résidents et les aidants naturels. Tant de gens ont perdu la vie, tant de membres du personnel ont été malades ou sont morts, l’année a été particulièrement décourageante et traumatisante. Mais il y a aussi eu des moments où les gens se sont serré les coudes, des moments de bonté incroyables dont les familles et les résidents parlent encore vous savez, du courage absolu et du dévouement des membres du personnel qui sont restés à leurs côtés et qui ont traversé la crise avec eux.
Selon moi, il faut reconnaître que ce qui s’est passé dans les établissements de soins de longue durée est une honte nationale. Nous n’avons pas vraiment soutenu les résidents et le personnel de soins comme nous aurions dû. Et j’étais furieux d’entendre certaines personnes dire que le personnel des établissements n’avait pas fait son travail. Je me suis dit : « Arrêtez de blâmer les employés, ils ont fait de leur mieux dans des circonstances épouvantables.»
Il faut comprendre que le personnel, les résidents et les familles sont encore traumatisés. Les gens attendent encore que des établissements rouvrent après la vaccination, que les aidants naturels soient de nouveau admis et que les visites puissent reprendre. Les résidents veulent que les rassemblements soient de nouveau permis, ce qui n’est pas le cas dans la plupart des établissements. Je crois qu’il faut surtout comprendre que nous ne sommes pas encore tirés d’affaire, puisque nous connaissons une troisième vague. Nous avons l’occasion de mieux reconnaître la vulnérabilité des résidents et d’en faire plus pour favoriser leur sécurité et leur qualité de vie. Mais il reste encore beaucoup à faire à moyen et à long terme pour résoudre les nombreuses lacunes que nous avons découvertes dans le système, comme les problèmes de dotation en personnel, le manque de reconnaissance du rôle essentiel des aidants naturels et la mauvaise qualité des établissements, qui nuit à la prévention des infections et aux mesures de contrôle.
Alex Maheux
Vous venez d’effleurer le sujet, mais que faut-il faire après la pandémie? La prochaine phase sera sans doute celle de l’endémie, c’est-à -dire que la COVID-19 reviendra de façon cyclique comme la grippe. Comment peut-on protéger les personnes âgées, surtout dans les établissements de soins de longue durée et les maisons de retraite?
Dr Samir Sinha
Je crois que la chose la plus simple à faire est de ne pas oublier que ces personnes sont les plus vulnérables au virus et, par conséquent, qu’elles doivent toujours être vaccinées en priorité. Des discussions sont déjà en cours afin de s’assurer, comme vous l’avez dit, quand la pandémie se transformera en endémie et que viendra le moment d’administrer des doses de rappel, que les résidents des établissements de soins de longue durée reçoivent ces doses en premier. Il faut aussi soutenir le personnel et les aidants naturels dans ce milieu de soins. À l’avenir, il faut éviter de refaire les mêmes erreurs et de croire que la fermeture des établissements et l’exclusion des familles sont la bonne façon de procéder. J’espère que nous n’aurons plus jamais recours à de telles mesures et que nous adopterons des politiques beaucoup plus réfléchies afin de toujours autoriser ou accentuer la présence des familles tout en pesant les risques et les avantages et en favorisant le bien-être social et émotionnel des résidents.
Alex Maheux
À votre avis, à quoi ressemblera le système lorsque vous serez une personne âgée? Avez-vous réfléchi à ce que vous ferez en vieillissant?
Dr Samir Sinha
Oui, c’est une bonne question. Comme gériatre, j’ai consacré ma vie professionnelle à soigner les personnes âgées, et l’avenir m’inquiète énormément. L’avenir m’inquiète, car nous n’avons pas mis en place un système qui aide les Canadiens à vieillir dignement et avec le respect qu’ils méritent. Notre système de soins de longue durée est nettement sous-financé pour ce qui est de la prestation des services à domicile et communautaires. Durant la pandémie, je ne pense pas avoir entendu d’autorité compétente dire : « OK, voici tous les changements que nous allons apporter pour qu’une telle situation ne se reproduise jamais. » Est-ce que je crois que nous aurons réglé tous les problèmes quand je serai âgé? Je l’espère. Après tout, j’y ai consacré ma vie.
Mais, vous savez, j’ai aussi un plan d’urgence et j’essaie d’économiser assez d’argent pour me permettre d’engager un préposé aux services de soutien à la personne qui m’aidera à rester chez moi le plus longtemps possible. Donc, je suis réaliste et je pense voir les choses de la même façon que la plupart des Canadiens, car si vous demandez aux personnes âgées où elles souhaitent finir leurs jours, très peu d’entre elles, voire aucune, mentionnent les établissements de soins de longue durée. Je crois que chaque Canadien souhaite à tout prix vivre chez lui de façon autonome et en santé le plus longtemps possible. Soyons toutefois réalistes, beaucoup n’en auront pas le loisir et auront besoin d’un système de soins de longue durée de bonne qualité. Pour notre avenir et celui de nos concitoyens, mais aussi pour nos parents, nos grands-parents et toutes les personnes que nous connaissons, nous nous devons d’apporter des améliorations importantes à la prestation des soins de longue durée, et j’espère que les travaux que je dirige et ceux de mes collègues nous aideront à nous rapprocher rapidement de cet objectif.
Alex Maheux
Absolument. J’ai remarqué que vous parliez souvent d’espoir, alors j’associe mon propre espoir au vôtre. Merci beaucoup d’avoir été des nôtres, Dr Sinha, et de nous avoir aidés à mieux comprendre cet enjeu important. Et surtout, merci pour le travail extraordinaire que vous réalisez.
Dr Samir Sinha
Merci beaucoup de m’avoir reçu, Alex.
Alex Maheux
Merci d’avoir été à l’écoute. Nous espérons que cet épisode vous a plu. Revenez la prochaine fois, car nous continuerons à vous présenter des points de vue intéressants et à décortiquer des sujets liés à la santé qui vous intéressent.
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Cet épisode a été produit par Jonathan Kuehlein, avec l’aide d’Amie Chant, Marisa Duncan, Shraddha Sankhe et Ramon Syyap à la recherche. Ici Alex Maheux, merci de suivre le Balado d’information sur la santé au Canada. À la prochaine!
<Fin de l’enregistrement>
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Comment citer ce contenu :
Institut canadien d’information sur la santé. Répercussions de la COVID-19 sur les soins de longue durée au Canada — Dr Samir Sinha. Consulté le 5 avril 2025.

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