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Un seul recours : Pourquoi les Canadiens se retrouvent à l’urgence — Shelley Petit

17 min | Publié le 6 janvier 2025

Chaque année au Canada, les urgences enregistrent plus de 15 millions de visites. Mais les données de l’ICIS montrent que 15 % de ces visites, soit une sur sept, auraient pu être dirigées vers un médecin ou une infirmière praticienne, en soins primaires. Si les médecins aux urgences ne veulent décourager personne de s’y rendre, ils reconnaissent toutefois que cette statistique est le reflet d’une crise qui a lieu dans le milieu des soins primaires au pays.

Cet épisode est disponible en français seulement.

Transcription

Alya Niang

Que faire si vous êtes malade et que les symptômes vous inquiètent, mais vous n’avez pas de médecin de famille ou encore, vous ne pouvez pas vous rendre dans une clinique. Les gens ont besoin des soins d’un médecin ou d’une infirmière praticienne, mais certains se tournent vers le service d’urgence local.

Chaque année, plus de 15 millions de personnes se rendent aux urgences au Canada. Mais de nouvelles données montrent qu’environ 15 % de ces visites, une sur sept, concernent des conditions propices aux soins primaires. Nous parlerons à une patiente qui dit n’avoir eu d’autre choix que de se rendre aux urgences, car son médecin n’était pas là. Et Shelley Petit dit qu’elle a eu honte d’occuper une place dans une unité d’urgence bondée du Nouveau-Brunswick.

Shelley Petit

Et je me sentais coupable d’être rendue là. Il y avait des bébés qui étaient vraiment malades. Puis je me disais, si je prends le lit d’un petit bébé qui est malade, c’est pas correct pour moi.

Alya Niang

Bonjour et bienvenue au balado d’informations sur la santé au Canada, la plateforme qui vous fournit de véritables expériences sur des sujets de santé qui comptent pour nous tous. Ici, Alya Niang, l’animatrice de cette conversation. Rappelez-vous que les opinions et les commentaires de nos invités ne reflètent pas nécessairement ceux de l’ICIS, mais il s’agit d’un échange libre et ouvert, et celui-ci porte sur la crise nationale en soins de première ligne et de son incidence sur les services d’urgence à l’échelle du pays. Nous avons avec nous aujourd’hui Shelley de Fredericton.

Bonjour Shelley, c’est vraiment un plaisir de vous parler à nouveau et merci d’être là.

Shelley Petit

Ah, c’est un plaisir pour moi d’être capable de vous parler d’un sujet tellement important.

Alya Niang

Et donc Shelley, vous n’avez pas voulu aller aux urgences lorsque vous avez eu cet épisode de douleur soudaine.

Shelley Petit

Non, parce que l’hôpital ou l’urgence, c’est jamais une expérience qu’on aime. Puis c’est pas de quoi qu’on veut faire parce que ça semble que quand on écoute les médias, c’est toujours qu’ils nous rendent comme qu’on est… C’est nous autres qui causent des problèmes. On y va trop souvent. On y va quand on n’a pas besoin. Alors tu penses, OK, bien, je vais rester à la maison plus longtemps. Peut-être que c’est juste moi. Mais des fois, là, c’est trop urgent. Puis il faut qu’on y aille, mais on a peur.

Alya Niang

Et lorsque cet épisode s’est produit, qu’est-ce qu’il y avait de différent dans la douleur qui vous inquiétait et qui vous a fait penser, oh, il faut vraiment que je m’occupe de cela?

Shelley Petit

Il n’y a rien que je peux expliquer, disons en fait, que c’était ça ou cela. Mais c’est parce que moi, je connais mon corps vraiment bien. Puis tout d’un coup, sur cette fois-ci, la douleur était au-delà. Puis il y avait quoi qu’elle me disait à mon corps, à mon cerveau « Eh, ouh là là, celui-ci, c’est plus sévère, il faut que tu t’en ailles, tu ne peux pas l’ignorer. » Et que la douleur, ça continuait puis continuait. Puis au fur et à mesure que ça continuait, ça devenait de pire puis pire. De pire en pire. Alors, et mon partenaire me regardait. Puis il disait, « wo, wo, wo, wo, wo, c’est assez là. Tu n’as pas le choix. Soit tu vois ou je téléphone l’ambulance. Il n’y a pas le choix ici. Il faut que tu voies puis que tu sois vue cette fois-ci. » Puis éventuellement, j’étais en accord puis on s’est allé.

Alya Niang

Donc, c’était là, là. Il fallait vraiment faire quelque chose.

Shelley Petit

Oui, on était à ce point-là, que j’avais peur, franchement, j’avais peur que c’était quoi qui allait me tuer. C’était à ce niveau-là.

Alya Niang

Je vois. Et Shelley, vous faites partie des Canadiennes chanceuses qui ont un médecin de famille. Moi qui vous parle, je n’en ai pas. Et où se trouve votre médecin? Et est-ce que vous pouvez aller le voir?

Shelley Petit

Bien, moi, je vis à Fredericton. Mon médecin est encore à Saint-Jean parce que j’ai vécu 30 ans à Saint-Jean. Alors, c’est environ une heure sur l’autoroute pour me rendre à Saint-Jean. Mais malheureusement, au Nouveau-Brunswick, les médecins doivent s’occuper de trois semaines à l’urgence.

Alya Niang

M-hm.

Shelley Petit

À chaque année pour garder la licence. Alors, lui, il travaillait à l’urgence, mais à Saint-Jean, il y a une urgence élevée puis moins d’urgence. Lui était à l’hôpital qui fait les moins d’urgence, qui n’ont pas de rayons X, rien de même là-bas. Alors, moi, je ne pouvais pas aller là pour sûr. On ne faisait pas une heure dans la voiture, alors je m’ai fallu rendre à une autre urgence où mon médecin ne travaillait pas.

Alya Niang

Et à ce moment-là, qu’est-ce que vous avez fait? Qu’est-ce que vous avez décidé de faire?

Shelley Petit

Bien, avant d’aller à l’urgence, parce qu’encore, j’avais des inquiétudes, on a fait l’appel aux télésoins. Puis, les autres m’ont dit, après quelques questions, ils ont dit, non, non, c’est trop sévère, il faut que tu t’en ailles à l’urgence. J’ai encore fait de mon mieux pour l’éviter…

Alya Niang

Oui,

Shelley Petit

… mais à la fin du jour, ils m’ont dit, non, non, non, il faut que tu t’en ailles à l’urgence. Alors, je n’avais pas de choix.

Alya Niang

En effet, et donc, vous avez vraiment évité les urgences. Je dirais vraiment que vous aviez bien raison. Et pensez-vous que le service virtuel en ligne a vraiment essayé de résoudre vos problèmes? Ou c’était simplement plus facile pour eux de vous envoyer à l’hôpital?

Shelley Petit

Dans mon cas, ce journée-là, non. Pour eux autres, c’était pour les protéger. C’est ça que vraiment, je crois. Eux autres avaient peur que, ouais, c’était de quoi très urgent. Puis, on ne veut pas prendre la chance qu’on dit, OK, on va te guérir ou faire de quoi ici. Puis là, je suis en train de mourir. Puis, je n’étais pas rendue à l’urgence à temps. Il y a d’autres fois que j’ai utilisé télésoins, puis ça a bien fonctionné. Mais il y a des cas que ça ne fonctionne pas.

Alya Niang

Donc, dans ce cas précis, ils ne voulaient vraiment pas prendre de risques.

Shelley Petit

Non.

Alya Niang

Exactement. Ils ont pensé que vraiment la meilleure solution, c’était de vous rendre aux urgences.

Shelley Petit

Oui. Puis, eux autres, on dit, on t’appelle une ambulance tout de suite. Puis, moi, j’ai dit, ah bien, l’hôpital est comme trois minutes en voiture, on va prendre le… Normand va me conduire en camion.

Alya Niang

Et vous êtes partie à contrecœur?

Shelley Petit

Oui. C’est ça, exactement.

Alya Niang

Malheureusement. Et, Shelley, une fois sur place, qu’est-ce que vous avez vu dans la salle d’attente? Et à quoi vraiment ressemblait-elle?

Shelley Petit

Bien, pour moi, quand j’ai regardé autour, moi, ça me semblait comme… C’était comme un film. Quand on voit des films en Afghanistan, puis là, l’hôpital, c’était plein de personnes [indiscernable]. Il y avait des personnes dans des fauteuils roulants qui étaient là pour 6-8 heures. Il y avait des hommes qui étaient vraiment… Il y avait un homme qui pleurait à cause de la douleur, puis des enfants qui braillaient à cause de la douleur. Alors, c’était plein de personnes, puis c’était un désastre, comme… Il n’y avait aucun respect pour la maladie de ces personnes-là, puis ça brisait le cœur.

Alya Niang

Donc, c’était une image vraiment, vraiment difficile à voir, j’imagine.

Shelley Petit

Oui, oui. Et surtout parce que la semaine d’avant, à Fredericton, quelqu’un est mort dans cette salle d’urgence, alors, en attendant pour être vu, alors tout le monde était inquiet.

Alya Niang

Et comment vous vous sentiez de voir une chose pareille, de voir une image pareille?

Shelley Petit

Bien, je ne me sentais pas que j’étais au Canada, donc je suis fière d’être un Canadien. Ça, ce n’est pas notre système de médecin.

Et je me sentais coupable d’être rendue là. Il y avait des bébés qui étaient vraiment malades. Puis je me disais, si je prends le lit d’un petit bébé qui est malade, ce n’est pas correct pour moi, je pense. Si je vais mourir, bien au moins j’ai vécu 54 ans, c’est un bébé. Et je sais qu’on n’est pas censé de penser le même, mais c’est demain que moi je me pensais.

Alya Niang

Je comprends. Et vous ne vous sentiez pas bien, c’est un fait. Mais quand vous êtes arrivé aux urgences, vous avez vu pire que votre cas. Et cela vous a rendu un peu coupable de penser peut-être que vous êtes en train de prendre la place de quelqu’un d’autre. C’est ça?

Shelley Petit

Exactement, c’est ça. Puis on sait que si on attend trop longtemps, ça va devenir de pire en pire, ça va peut-être nous tuer. Mais en même temps, on se sent coupable qu’on prend la place de quelqu’un d’autre qui est peut-être pire que nous autres ou au moins aussi pire que nous autres.

Alya Niang

Et le fait que vous vous sentiez coupable et que vous considériez qu’il s’agit d’une ressource rare, est-ce que cela vous surprend? Parce que nous sommes au Canada et les soins de santé universels avec un accès rapide sont en quelque sorte intégrés dans notre mode de vie canadien.

Shelley Petit

Oui, ce n’est pas la même que j’ai grandi. Quand j’étais jeune, quand j’ai brisé mon bras, quand j’étais dans un accident de voiture, on recevait l’aide qu’on avait besoin vite. Puis là, tu en allais chez toi, tu continuais avec ta vie. Si tu étais blessé au travail, tu pouvais probablement retourner au travail le lendemain, des choses de même. Mais tu sais maintenant, on est là trop longtemps. Trop de monde quitte d’urgence. C’est ridicule. Ce n’est pas le Canada où moi j’ai grandi.

Alya Niang

Je comprends. Les choses ont drastiquement changé à ce que je vois. Et lorsque vous êtes arrivée dans la zone de traitement des urgences, comment avez-vous été traitée? Parce que j’ai compris que vous aviez été un peu surprise.

Shelley Petit

Oui, au début, j’étais traitée comme que je gaspillais le temps. Pourquoi es-tu ici? Tu gaspilles notre temps. Comme que tu es folle, tu exagères, les choses de même. Ce n’est pas si pire que ça. Mais après, moi je dirais, il y avait un médecin, un jeune médecin, un nouveau médecin, qui avait ce personne-là avait un petit peu de connaissance de ma condition aussi. Puis c’est ça vraiment à la fin du jour qui m’a aidée. Et c’est iel qui a chicané avec le médecin en chef et l’infirmière en chef, parce que l’infirmière en chef était horrible.

Alya Niang

Parfait. Et j’ose penser que quand on est vraiment malade et qu’on se fasse traiter de cette manière, ça fait vraiment mal, j’imagine.

Shelley Petit

Oui, c’est ça. Est-ce que tu penses que je vais retourner la prochaine fois de quoi m’arrive? Probablement que non.

Alya Niang

Et votre problème, est-ce qu’il a été résolu?

Shelley Petit

Oui, puis non. Ils ont commencé les traitements un petit peu et ils m’ont envoyé un spécialiste. Mais c’est deux ans plus tard, puis on le travaille encore. Mais au moins, on est en chemin, mais ça existe encore.

Alya Niang

Je comprends. Est-ce que votre problème aurait pu être réglé si votre médecin de famille vous avait empêché d’aller aux urgences, si vous aviez eu accès à votre médecin de famille?

Shelley Petit

Probablement, parce qu’à la fin du jour, lui connaît ma condition aussi, parce qu’il s’est entraîné là-dessus, parce que c’est vraiment un handicap rare. Puis c’est ça qui a causé les autres problèmes. Alors, lui s’est entraîné là-dessus. Il comprend. Puis lui aurait pu probablement faire la même chose que l’hôpital a fait, mais en cinq minutes.

Alya Niang

Je comprends. Et ça vous aurait évité tous ces problèmes, tous ces désagréments?

Shelley Petit

Tous ces problèmes. Et de prendre le lit de quelqu’un d’autre, parce que j’étais là pour plusieurs heures.

Alya Niang

Et de vous donner également ce sentiment de culpabilité.

Shelley Petit

Bien, c’est ça. Puis ça, ça ne nous aide pas à guérir non plus.

Alya Niang

Parfait. Shelley, vous étiez donc une patiente réticente à l’idée d’aller aux urgences, c’est bien ça? Et vous pensiez que vous n’aviez pas besoin d’y aller, mais vous n’aviez pas d’autre choix. Alors, ma question, c’est, que feriez-vous pour y remédier? Et également, à quel point est-ce important?

Shelley Petit

Bien, si j’aurais cette réponse-là pour remédier la situation, je serais bien populaire au Canada. Mais franchement, je pense que les cliniques sont la solution. On a besoin d’un médecin, plusieurs infirmières, puis que c’est une clinique qui est intégrée. Parce que ce n’est pas toujours un médecin qu’on doit voir. Des fois, c’est une infirmière. Des fois, c’est la diététicienne. Des fois, c’est quelqu’un parce qu’on s’est blessé à genoux. C’est quelqu’un qui est entraîné avec des traitements physiques. Donc, ce n’est pas toujours un médecin qu’on doit voir. Puis, il faut qu’on change la pensée des Canadiens. Puis, avec des cliniques de même, parce que mon spécialiste pour mon handicap, c’est ça que lui travaille à la Nouvelle-Écosse. Puis, c’est fantastique. C’est incroyable comment ce que… Ils ont même un psychologue. Alors, si des fois, tu commences à te sentir coupable ou que tu ne peux plus continuer avec ta condition, ils ont un psychologue pour te voir. Ça dépend de la situation du journée, puis c’est quoi que tu as besoin le plus urgent à ce cas. Puis, ça fonctionne.

Alya Niang

Et êtes-vous retournée aux urgences depuis cet incident? Et vous ne le souhaitez pas, j’imagine?

Shelley Petit

Non, ça faudrait… Ça faudrait vraiment sévère que probablement que je… Si c’est une situation d’anaflilac (sic), peut-être, que j’arrête de respirer, mais à la part de ça, ça va être vraiment rare. Puis, une des choses, mon médecin de famille, il est fantastique. Puis, lui, il m’a donné son numéro de cellulaire. Puis, il a dit, la prochaine fois, contacte-moi. Et on va voir ce que je peux faire. Il a dit, donne pas mon numéro à personne d’autre, non, non, non, non, non, mais il a dit, dans ton cas, avec ta situation, c’est la meilleure chose qu’on peut faire. Puis, c’est ça qui est nécessaire à date.

Alya Niang

C’est une bonne chose. Vous avez de la chance, je trouve.

Shelley Petit

Ah! Oui, je suis très, très, très chanceuse et très inquiète parce que lui va prendre sa retraite dans les prochains 5 à 10 années. Puis là, je serais en gros trouble.

Alya Niang

Et avez-vous élaboré un plan avec votre médecin pour éviter d’y aller? Et que feriez-vous différent? Je l’ai dit tantôt, votre médecin de famille vous a donné son numéro de téléphone privé.

Shelley Petit

Oui, c’est ça. Je le contacte. Puis, on se parle des situations. Lui, il a aussi le numéro du spécialiste à la Nouvelle-Écosse. Alors, il y avait une fois, il y avait une situation. J’ai contacté mon médecin, il a contacté mon spécialiste. Il a retourné l’appel. Puis, il a dit, « OK, faites A, B, C. » On l’a fait. Ça a résolu le problème. Maintenant, à la maison, c’est comme moi et Normand, on sait quoi faire si ça arrive de nouveau. C’est pas vraiment résolu, mais ça le rend beaucoup moins pire puis que c’est tolérable. Puis là, je peux continuer, puis ça continue pour comme 24 heures. Puis là, je reviens à mon normal.

Alya Niang

L’une des préoccupations du docteur Howard Ovens, qui est médecin urgentiste à Toronto, est que les gens vont mal interpréter les données de l’ICIS et penser qu’une personne sur sept ne devrait pas se rendre aux urgences, c’est-à-dire comme s’il n’avait pas besoin d’y aller. Quel serait votre message au patient?

Shelley Petit

Tu sais ton corps le mieux. C’est toi qui es l’expert sur vous autres. Si tu penses que tu as besoin d’y aller, vas-y. Il n’y a personne qui est plus connaissant sur ce qui arrive à l’intérieur de ton corps que toi.

Et si tu as besoin, il faut que tu t’en ailles, parce qu’on attend puis on attend chez nous, puis éventuellement, quand ce qu’on arrive, c’est soit trop tard ou que la solution va coûter beaucoup plus cher et prendre beaucoup plus de temps.

Alya Niang

Parfait. Alors, merci beaucoup, Shelley, de nous avoir fait part de votre expérience désagréable aux urgences. Et j’espère vraiment que les autorités pourront remédier à ce problème qui perdure. Merci encore. Plaisir.

Shelley Petit

Merci beaucoup parce qu’avec votre attention sur le sujet, c’est ça qui, en effet, ça permet les choses de changer. C’est très important.

Alya Niang

Ce rapport contient beaucoup plus de données, y compris les différences provinciales sur les visites à l’urgence de patients qui auraient pu être pris en charge par les soins primaires, mais qui ne l’ont pas été. Toutes ces données sont affichées à l’adresse icis.ca. Merci d’avoir pris le temps de nous écouter.

Abonnez-vous au balado d’informations sur la santé et écoutez-le sur la plateforme de votre choix. Ici Alya Niang, à la prochaine.

Comment citer ce contenu :

Institut canadien d’information sur la santé. Un seul recours : Pourquoi les Canadiens se retrouvent à l’urgence — Shelley Petit. Consulté le 4 avril 2025.