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Les Canadiens et les dispensateurs de soins veulent des systèmes d’information électronique sur la santé connectés

Lorsque les systèmes d’information électronique sur la santé fonctionnent bien, ils rassemblent et conservent en toute sécurité des renseignements personnels sur la santé à jour afin que les Canadiens et leurs dispensateurs de soins puissent y accéder facilement pour prendre les meilleures décisions possibles. 

Le Canada a réalisé des progrès considérables au cours des 20 dernières années en adoptant de nouvelles technologies pour moderniser les dossiers médicaux¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð1, ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð2. Presque tous les cliniciens utilisent maintenant les dossiers médicaux électroniques (DME) — en 2022, 93 % des médecins de première ligne ont déclaré se servir d’un système de DME dans le cadre de leur pratique (une hausse par rapport à 73 % en 2015)¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð3. Toutefois, les données recueillies sont souvent difficiles d’accès pour les patients et les autres dispensateurs de soins.

Afin d’améliorer le processus, le Canada met en Å“uvre la Feuille de route commune de l’interopérabilité pancanadienne¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð1 dans le but de créer un système d’information sur les soins de santé sécurisé et connecté numériquement. L’ICIS collabore avec Inforoute Santé du Canada afin d’élaborer des normes communes qui permettront la circulation fluide de l’information sur la santé entre les établissements, les secteurs de soins, les patients et les dispensateurs de soins. 

Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ont fait de la modernisation des systèmes d’information sur les soins de santé une de leurs priorités partagées en santé. Les indicateurs suivants seront utilisés pour mesurer les progrès : 

  • Canadiens qui ont accès à leur dossier de santé par voie électronique
  • Dispensateurs de soins de santé qui échangent des renseignements sur la santé des patients par voie électronique

Canadiens qui ont accès à leur dossier de santé par voie électronique

L’accès en ligne aux données sur la santé — y compris les résultats d’examen, les antécédents pharmaceutiques et les dossiers de vaccination — donne aux Canadiens un aperçu de leurs antécédents médicaux, qu’ils peuvent utiliser pour demander des soins ou suivre leurs progrès par rapport à leurs objectifs de traitement¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð1. Une étude de 2023 a révélé que plus de 4 Canadiens sur 5 se sont sentis mieux outillés pour prendre soin de leur santé après avoir consulté leur DME¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð4.

Source
Inforoute Santé du Canada. Sondage canadien sur la santé numérique 2023. 2023.

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Je suis une personne âgée et je vis dans une petite collectivité rurale isolée. Je consulte 2 spécialistes à environ 4 heures de chez moi. Ils ne communiquent pas l’un avec l’autre et n’ont pas accès au dossier de mon dispensateur de soins principal. Je dois demander mes dossiers médicaux, signer un formulaire de consentement, payer des frais et attendre jusqu’à 6 semaines pour obtenir des copies de l’information sur ma santé afin de les transmettre aux professionnels de la santé qui s’occupent de moi. — Brenda Andreas, défenseure des droits des patients, Saskatchewan

L’accès des patients à leurs dossiers médicaux pourrait aussi réduire la pression sur les systèmes de santé. Dans un récent sondage réalisé auprès des Canadiens qui ont accédé à leurs dossiers médicaux par voie électronique, 1 sur 3 (34 %) a déclaré que l’information lui a permis d’éviter une visite à l’urgence et près de la moitié (45 %) a indiqué avoir évité une consultation en personne auprès de son dispensateur habituel de soins¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð4

Les provinces et les territoires investissent beaucoup dans les technologies et les services pour faciliter l’accès à l’information sur la santé. De 2021 à 2023, le pourcentage de Canadiens qui ont affirmé consulter les renseignements sur leur santé en ligne a augmenté de 32 % à 39 %¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð4,¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð5

Les facteurs suivants sont associés à un usage accru de l’information médicale sous forme électronique :

  • Âge avancé : 48 % des personnes de 65 ans et plus ont accédé à leurs renseignements sur la santé par voie électronique, contre seulement 30 % des personnes de 18 à 24 ans.
  • Revenu élevé du ménage : 46 % des personnes dont le revenu annuel du ménage est égal ou supérieur à 100 000 $ ont consulté leur dossier médical en ligne, comparativement à 33 % des personnes dont le revenu du ménage est inférieur à 50 000 $.
  • Sexe et genre : 43 % des femmes ont examiné leur dossier médical en ligne, par rapport à 36 % des hommes.
  • Dispensateur habituel de soins de santé : 42 % des gens qui ont un dispensateur habituel de soins ont utilisé leur DME, contre 25 % des gens qui n’en ont pas¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð4.
  • Région urbaine : 40 % des habitants des régions urbaines ont accédé à leur dossier en ligne, comparativement à 32 % des habitants des régions rurales ou éloignées.

Certains types d’information sont plus faciles que d’autres à obtenir pour les Canadiens. Par exemple, ils consultent plus fréquemment leurs résultats d’analyses de laboratoire ou de tests diagnostiques en ligne que la liste de leurs médicaments¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð5.

En outre, les Canadiens sont moins susceptibles que les citoyens d’autres pays à revenu élevé de consulter leurs renseignements électroniques sur la santé. Dans un sondage international effectué en 2023, 35 % des Canadiens ont déclaré l’avoir fait au cours des 2 dernières années (comparativement à une moyenne de 45 % pour tous les pays participants)¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð6.

Dispensateurs de soins de santé qui échangent des renseignements sur la santé des patients par voie électronique

Source
Inforoute Santé du Canada. Sondage national des médecins du Canada 2024 : Les technologies numériques dans votre pratique clinique. 2024.

 

Les médecins et les autres dispensateurs de soins de santé capables d’échanger des renseignements sur les patients (comme les affections préexistantes, les soins prodigués, les résultats d’examen, les listes de médicaments et les allergies) peuvent collaborer même s’ils travaillent dans des endroits différents. Cela permet d’accélérer le traitement, de réduire les erreurs médicales et d’éviter les interventions inutiles et les tests en double¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð2, ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð7. Selon des données de sondage, plus de 4 Canadiens sur 5 veulent que leurs renseignements personnels sur la santé circulent entre leurs dispensateurs de soins lorsque des décisions sur leur santé doivent être prises¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð4.

Bien que des progrès aient été réalisés dans les dernières années, il reste du travail à faire pour améliorer le partage électronique de l’information sur la santé entre les dispensateurs de soins. Des sondages sur d’autres professionnels de la santé ont révélé que 24 % du personnel infirmier¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð8 et 52 % des pharmaciens¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð9 sont en mesure d’échanger des renseignements sur les patients avec des dispensateurs à l’extérieur de leur lieu de travail. Le dernier sondage national sur les médecins (2024) a dévoilé que 29 % des médecins du Canada échangent des résumés cliniques de patients avec des dispensateurs de soins à l’extérieur de leur lieu de travail¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð10. Les facteurs suivants influaient sur cette proportion :

  • Catégorie de médecin : Seulement 25 % des omnipraticiens ont déclaré échanger électroniquement de l’information à l’extérieur de leur lieu de travail, comparativement à 33 % des spécialistes.
  • Milieu de soins : L’échange d’information était plus courant en milieu hospitalier qu’en milieu communautaire, comme les cabinets de médecins et les établissements de soins de longue durée.

Les médecins, les infirmières et les autres travailleurs de la santé indiquent que le principal obstacle à l’échange d’information sur les patients avec d’autres dispensateurs est l’absence de normes d’échange communes entre les systèmes¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð11. De plus, la technologie n’est pas toujours conviviale; les dispensateurs de soins affirment que chercher l’information sur les patients exige, en moyenne, plus d’une heure de plus par jour que ce qu’ils estimeraient devoir consacrer à cette tâche¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð11, ce qui ajoute à leur stress et réduit le temps qu’ils ont à consacrer aux patients. 

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Le système DossiÉ Manitoba me permet d’accéder entre autres aux dossiers de soins primaires de mes patients et à leurs listes de médicaments, mais il y a encore de nombreuses lacunes. Les consultations les plus frustrantes surviennent lorsqu’un patient a obtenu son congé de l’hôpital, mais que je n’ai pas accès à son résumé à la sortie. C’est dangereux, parce que je dois lui demander de se souvenir lui-même du déroulement de son séjour et qu’il est possible qu’il ne me communique pas toute l’information. — Le Dr Alexander Singer, médecin de famille et professeur agrégé, Université du Manitoba, Manitoba

Que devons-nous savoir de plus?

Pour une efficacité, efficience et sécurité accrues des soins, les dossiers de santé électroniques doivent être modernisés. En cette ère marquée par les pénuries de personnel, les temps d’attente, le vieillissement de la population et la demande croissante, l’ICIS et Inforoute Santé du Canada ont mis en Å“uvre des initiatives visant à améliorer la circulation des données entre les systèmes, accélérer l’accès à l’information et augmenter la coordination des soins et la collaboration entre les dispensateurs¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð12

Ces initiatives ont pour but principal de créer un système de santé réellement connecté. Afin de mesurer leur efficacité, nous avons besoin de données sur le nombre de Canadiens et de dispensateurs de soins qui utilisent et échangent l’information électronique sur la santé — et sur les raisons pour lesquelles d’autres ne le font pas. 

D’autres indicateurs détaillés seront ensuite nécessaires pour nous permettre d’approfondir notre compréhension, notamment de l’utilisation par les dispensateurs de l’information sur la santé qu’ils reçoivent et des niveaux de littératie en santé numérique (c.-à-d. sur la capacité des patients et des dispensateurs à comprendre et à utiliser efficacement l’information électronique sur la santé). 
 

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1.

Back to Reference 1 in text

Inforoute Santé du Canada. . 2023

2.

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Inforoute Santé du Canada. . 2023.

3.

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Institut canadien d’information sur la santé. Une meilleure utilisation des technologies de l’information peut améliorer la coordination des soins. Consulté le 23 juillet 2024.

4.

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Inforoute Santé du Canada. . Consulté le 23 juillet 2024.

5.

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Inforoute Santé du Canada. . 2023.

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Institut canadien d’information sur la santé. Enquête du Fonds du Commonwealth, 2023. Consulté le 26 juillet 2024.

7.

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Inforoute Santé du Canada. . 2022.

8.

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Inforoute Santé du Canada. . 2024.

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Inforoute Santé du Canada. . 2022.

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Inforoute Santé du Canada. . Consulté le 12 septembre 2024.

11.

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Inforoute Santé du Canada. . 2022..

12.

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Institut canadien d’information sur la santé. Soins connectés. Consulté le 23 juillet 2024.

 

Comment citer ce contenu :

Institut canadien d’information sur la santé. Les Canadiens et les dispensateurs de soins veulent des systèmes d’information électronique sur la santé connectés. Consulté le 3 avril 2025.