ºìÁì½í¹Ï±¨

Close search bar

Visites à l’urgence pour des conditions propices aux soins primaires et aux soins virtuels : foire aux questions

Cette page répond aux questions les plus fréquemment posées sur les indicateurs Visites à l’urgence pour des conditions propices aux soins primaires et Visites à l’urgence pour des conditions propices aux soins primaires virtuels.

  • Il s’agit d’indicateurs pancanadiens sur l’accès aux soins primaires, comme le montre la proportion de visites au service d’urgence qui auraient pu se dérouler dans la collectivité. 
  • L’un des indicateurs mesure les visites propices aux soins primaires, tandis que l’autre mesure le sous-groupe des conditions propices aux soins primaires virtuels.
  • Ces indicateurs ont été élaborés pour répondre à un besoin prioritaire en matière d’information au sujet de l’accès aux soins primaires et du rôle des soins virtuels dans les systèmes de santé.
  • Ils sont conçus pour surveiller l’état actuel des soins primaires et sa relation avec le recours au service d’urgence. De plus, ils visent à favoriser l’amélioration et l’accessibilité des soins primaires et des soins primaires virtuels, de même qu’à façonner l’avenir des soins primaires et le rôle souhaité pour les soins primaires virtuels.
  • Les résultats sont présentés dans l’outil Web à l’échelle régionale.
  • Ces indicateurs font ressortir des informations utiles à l’échelle du système pour aider les décideurs de la santé et les planificateurs à répondre aux besoins des patients.
  • Les indicateurs peuvent aider à
    • faire la lumière sur l’accès aux soins primaires en effectuant des comparaisons selon les régions et les groupes de population, ainsi qu’au fil du temps;
    • fournir de l’information utile sur le nombre de visites au service d’urgence qui auraient pu être évitées et traitées dans un contexte de soins primaires, y compris de soins virtuels;
    • fournir de l’information aux décideurs pour orienter les services et les soins offerts aux régions et aux populations mal desservies;
    • favoriser l’amélioration des systèmes de santé pour répondre aux besoins des patients, grâce à l’intégration d’options virtuelles, entre autres.
  • Ces indicateurs n’ont pas pour objet de
    • traiter de situations individuelles ou de la pertinence de la visite d’un patient au service d’urgence, ce qui peut varier;
    • trouver des coupables, influencer le choix des patients, les pénaliser ou les dissuader de se rendre à l’urgence;
    • sous-entendre que les soins primaires virtuels sont une solution de remplacement aux soins primaires en personne ou une solution indépendante des autres;
    • sous-entendre que le fait de détourner les patients ayant des affections mineures réglera tous les problèmes des systèmes de santé présents dans les services d’urgence.

Les soins primaires englobent les soins de routine dispensés dans la collectivité par des cliniciens comme des médecins de famille ou des infirmières praticiennes, et par d’autres dispensateurs de soins comme des diététistes, des dentistes ou des physiothérapeutes. Ils permettent de répondre à des besoins en matière de soins comme le dépistage et la médecine de prévention, d’offrir des soins pour des problèmes de santé urgents, mais mineurs ou courants, et de gérer les maladies chroniques¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð²õ1.

Les soins primaires virtuels sont des soins primaires offerts à distance à l’aide d’une forme de communication ou de technologie de l’information¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð²õ2, que ce soit sur rendez-vous (p. ex. par téléphone ou par vidéoconférence) ou de façon asynchrone (p. ex. par messagerie sécurisée)¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð²õ2.

  • Les systèmes de données sur les soins de santé primaires sont mal intégrés au Canada, et il n’existe que très peu de données détaillées sur l’accès aux soins primaires.
  • L’utilisation des données sur les services d’urgence comme mesure d’approximation nous aide à comprendre ce qui se passe dans la collectivité concernant l’accès à des soins primaires.
  • Les données sur les services d’urgence fournissent de l’information utile sur la prestation de soins appropriés au bon endroit et au bon moment, y compris par l’intermédiaire de services virtuels.
  • Les données sur les services d’urgence sont disponibles à une échelle détaillée sur le plan géographique, ce qui permet d’obtenir les résultats locaux et régionaux des indicateurs.
  • Consultez l’outil Web pour explorer les résultats de votre région.
  • En résumé, les indicateurs mesurent ce qui suit : 
    • le pourcentage de visites à l’urgence pour des conditions propices aux soins primaires;
    • le pourcentage de visites à l’urgence pour des conditions propices aux soins primaires virtuels.
  • Le dénominateur de ces indicateurs est l’ensemble des visites non planifiées à l’urgence de patients de 2 ans et plus.
  • Pour être pris en compte dans le calcul du numérateur de l’indicateur des visites en personne, le patient doit répondre aux conditions du dénominateur et à tous les critères suivants :
    • Le diagnostic principal doit figurer sur la liste des 173 conditions propices aux soins primaires ou des 97 conditions propices aux soins primaires virtuels.
    • La visite doit s’être soldée par un retour au domicile du patient.
    • Le patient ne s’est pas fait assigner le niveau de triage Très urgent (II) ou Réanimation (I) selon l’échelle canadienne de triage et de gravité pour les départements d’urgence (ETG).  
  • À moins d’indication contraire, les résultats provinciaux et régionaux sont ajustés selon l’âge et le sexe.

Pour en savoir plus sur la méthodologie, consultez Visites à l’urgence pour des conditions propices aux soins primaires (en personne ou virtuels).
 

  • Une liste de conditions propices à la médecine familiale, plus tard appelées les conditions propices aux soins primaires (CPSP), a initialement été élaborée par le ºìÁì½í¹Ï±¨ Quality Council of Alberta (HQCA). Elle a ensuite été adaptée en 2014 pour un rapport préparé par l’ICIS en collaboration avec le HQCA.
  • L’ICIS a récemment validé la liste des CPSP et préparé une nouvelle liste pour les conditions propices aux soins primaires virtuels (CPSP-V) dans le cadre d’un processus de consultation d’experts cliniques en plusieurs étapes en 2023. Il s’agit d’un sous-groupe de la liste des conditions propices aux soins primaires.
  • Pour élaborer la liste des CPSP-V, l’ICIS a tenu compte du niveau minimal d’expertise et de technologie que la plupart des patients et des dispensateurs de soins primaires possèdent aujourd’hui.
  • Pour en savoir plus sur les listes, consultez Visites à l’urgence pour des conditions propices aux soins primaires (en personne ou virtuels).

Les 10 principales conditions propices aux soins primaires pour lesquelles les patients ont visité le service d’urgence sont les suivantes :

  • Autres soins médicaux comme la chimiothérapie (p. ex. antibiothérapie)
  • Infections aiguës des voies respiratoires supérieures, à localisations multiples et non précisées (p. ex. rhume)
  • Pharyngite aiguë (inflammation de la gorge)
  • Otite moyenne suppurée et sans précision (infection bactérienne de l’oreille moyenne)
  • Sujets ayant recours aux services de santé pour d’autres motifs (principalement pour le renouvellement d’une ordonnance)
  • Autres soins de contrôle chirurgicaux (p. ex. changement de pansements et enlèvement de points de suture)
  • Toux
  • Troubles anxieux, sans précision
  • Rash et autres éruptions cutanées non spécifiques
  • Maladies de la pulpe (centre de la dent) et des tissus périapicaux (sommet de la racine de la dent)

Toutefois, 41 % des visites à l’urgence pour des conditions propices aux soins primaires concernaient d’autres conditions.

Les 10 principales conditions propices aux soins primaires virtuels pour lesquelles les patients ont visité le service d’urgence sont les suivantes :

  • Infections aiguës des voies respiratoires supérieures, à localisations multiples et non précisées (p. ex. rhume)
  • Pharyngite aiguë (inflammation de la gorge)
  • Sujets ayant recours aux services de santé pour d’autres motifs (principalement pour le renouvellement d’une ordonnance)
  • Toux
  • Troubles anxieux, sans précision
  • Rash et autres éruptions cutanées non spécifiques
  • Conjonctivite (inflammation de la couche extérieure de l’œil et de la surface interne de la paupière)
  • Migraine
  • Otite externe (p. ex. abcès de l’oreille externe)
  • Urticaire

Ensemble, ces conditions représentent 72 % des visites à l’urgence pour des conditions propices aux soins primaires virtuels. Les autres visites de cette catégorie (28 %) concernaient d’autres conditions.

  • La liste de conditions propices aux soins primaires (CPSP) est un ensemble de problèmes mineurs qui se prêtent aux soins primaires et qui présentent un très faible risque d’admission à l’hôpital.
  • Les conditions propices aux soins ambulatoires (CPSA) sont généralement des conditions chroniques qui pourraient être évitées si le problème de santé qui cause la condition était pris en charge. Ces conditions sont souvent graves et entraînent une admission à l’hôpital, mais des soins primaires appropriés pourraient permettre d’éviter une hospitalisation. Les maladies pulmonaires chroniques, l’insuffisance cardiaque et le diabète¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð²õ3 en sont des exemples.
  • Les 2 listes de conditions peuvent être utilisées pour calculer les indicateurs sur l’accès aux soins primaires : la liste des CPSP est utilisée pour déterminer le nombre de visites à l’urgence pour des conditions propices aux soins primaires pour des patients qui ne sont pas hospitalisés, tandis que la liste des CPSA est utilisée pour déterminer le nombre d’admissions à l’hôpital pour des conditions qui auraient pu être évitées avec des soins primaires appropriés.
  • Les données sur les services d’urgence servent d’approximation pour évaluer l’accès aux soins primaires dans la collectivité.
  • Les provinces et les territoires, les régions et les services d’urgence ne soumettent pas tous des données à l’ICIS, et ceux qui en soumettent ne disposent pas tous d’une couverture complète. Les résultats doivent être interprétés avec prudence si une remarque indique qu’il y a couverture partielle des données.
  • L’ajustement en fonction de l’âge et du sexe facilite les comparaisons au pays, mais il ne tient pas compte de toutes les différences entre les autorités compétentes. 
  • Les indicateurs ne rendent pas compte des situations particulières des patients et ne visent pas à juger de la pertinence des visites au service d’urgence. Les indicateurs sont basés sur des diagnostics que les patients ne connaissent pas quand ils se rendent à l’urgence; les patients peuvent avoir des signes, des symptômes et des antécédents qui leur font craindre une situation urgente pour laquelle une visite au service d’urgence peut s’avérer appropriée. Les conditions prises en compte dans l’indicateur peuvent, dans la plupart des cas, se prêter à des soins primaires. Toutefois, certaines situations peuvent être mieux traitées dans un service d’urgence.
  • La nouvelle liste de conditions propices aux soins primaires virtuels représente la liste minimale des conditions qui pourraient être prises en charge virtuellement avec la technologie et l’ensemble de compétences que la plupart des dispensateurs de soins doivent avoir aujourd’hui pour servir la plupart des patients, la plupart du temps.
  • Nous nous attendons à ce que la liste de conditions change avec le temps, à mesure que la technologie des soins virtuels et l’expertise évolueront. Les méthodologies de calcul des indicateurs seront examinées et mises à jour au besoin.
  • Au Québec et en Colombie-Britannique, les données sur le diagnostic de sortie du service d’urgence sont codifiées à l’aide du TCDMU plutôt qu’avec la CIM-10-CA.
  • Ces 2 systèmes d’information sur les diagnostics ont été mis en correspondance en vue du calcul des indicateurs.
  • Les patients qui ont quitté le service d’urgence avant l’évaluation médicale ou contre l’avis du médecin se font attribuer un code précis dans le TCDMU qui ne peut pas être mis en correspondance avec un autre diagnostic. 
  • Ainsi, les personnes qui ont quitté le service d’urgence avant l’évaluation médicale n’ont pas pu être incluses dans les indicateurs pour le Québec et la Colombie-Britannique. 
  • Cela représente 12 % des visites à l’urgence au Québec et 6 % des visites à l’urgence en Colombie-Britannique.
  • Les résultats de ces provinces sont donc sous-estimés et ne peuvent pas être comparés à ceux des autres provinces et territoires.

Ressources en vedette

Votre système de santé

Explorez les résultats des indicateurs par province, territoire ou région.

Pour nous joindre

Si vous avez des questions ou souhaitez en savoir plus, écrivez-nous.

pss@icis.ca

¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð²õ

1.

Retour à la Référence 1 dans le texte

Institut canadien d’information sur la santé. Soins de santé primaires. Consulté le 26 août 2024.

2.

Retour à la Référence 2 dans le texte

Institut canadien d’information sur la santé. Les soins virtuels au Canada : renforcement des données et de l’information. 2022.

3.

Retour à la Référence 3 dans le texte

Institut canadien d’information sur la santé. Conditions propices aux soins ambulatoires. Consulté le 29 août 2024.

 
 

Comment citer ce contenu :

Institut canadien d’information sur la santé. Visites à l’urgence pour des conditions propices aux soins primaires et aux soins virtuels : foire aux questions. Consulté le 5 avril 2025.