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Accès aux soins primaires et virtuels : visites à l’urgence pour des conditions propices aux soins primaires

Accès aux soins primaires et virtuels : visites à l’urgence pour des conditions propices aux soins primaires kathschach
Une visite sur 7 au service d’urgence concernait des conditions propices aux soins primaires. Plus de la moitié de celles-ci auraient pu être prises en charge virtuellement.
Une visite sur 7 au service d’urgence concernait des conditions propices aux soins primaires. Plus de la moitié de celles-ci auraient pu être prises en charge virtuellement.

Il est important que les Canadiens disposent d’un dispensateur habituel de soins de santé pour obtenir des soins de routine, gérer des problèmes de santé chroniques et mineurs, être aiguillés vers des soins supplémentaires — et pouvoir accéder à des soins lorsqu’ils en ont besoin. L’ICIS a publié les indicateurs Visites à l’urgence pour des conditions propices aux soins primaires (en personne ou virtuels), en tant que mesures indirectes de l’accès aux soins primaires, y compris sous forme virtuelle.

Principaux résultats

  • Au sein des provinces et territoires examinés, 15 % des visites au service d’urgence entre avril 2023 et mars 2024 concernaient des conditions propices aux soins primaires.
  • 9 % des visites au service d’urgence étaient attribuables à des conditions qui auraient pu être prises en charge en soins primaires virtuels — ce qui suggère une possibilité d’améliorer l’accès aux soins de santé à l’aide des soins virtuels.
  • Les personnes les plus susceptibles de recourir au service d’urgence pour obtenir des soins primaires étaient les jeunes enfants, les personnes vivant dans une région rurale ou éloignée, et d’autres personnes qui ont déclaré ne pas avoir accès aux soins primaires.
  • Le nombre de patients qui se sont rendus au service d’urgence pour des conditions propices aux soins primaires peut indiquer un accès inadéquat à des soins primaires de qualité dans la collectivité.
  • Le problème d’engorgement dans les services d’urgence ne peut être résolu simplement par un meilleur accès aux soins primaires — il s’agit d’un problème multifacette qui découle également des difficultés en matière de capacité et de réactivité dans d’autres parties du système de santé.
  • Ces constatations concordent avec les données du sondage, qui indiquent que de nombreux Canadiens éprouvent des difficultés à accéder aux soins primaires.

Accès aux soins primaires

Apprenez-en davantage sur l’accès aux soins primaires au Canada et ce que les nouveaux indicateurs permettent de mieux comprendre.

Soins primaires virtuels

Apprenez-en davantage sur le nouvel indicateur Visites à l’urgence pour des conditions propices aux soins primaires virtuels.

Défis des services d’urgence

Renseignez-vous sur la manière dont l’accès aux soins primaires a une incidence — ou non — sur l’affluence dans les services d’urgence, ainsi que sur les autres facteurs contributifs.

Foire aux questions

Lisez les réponses aux questions fréquentes concernant ces indicateurs.

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Remerciements

L’ICIS tient à remercier le groupe consultatif d’experts pour le présent rapport :

  • Dr Simon Berthelot, urgentologue, professeur agrégé et chercheur, Département de médecine de famille et de médecine d’urgence, Université Laval 
  • Dr Nicholas Myers, directeur médical, soins primaires, Services de santé de l’Alberta
  • Dr Howard Ovens, urgentologue et stratège en chef, Système de santé Sinaï; professeur titulaire, Département de médecine familiale et communautaire, et agrégé supérieur, Institut des politiques, de la gestion et de l’évaluation de la santé, Université de Toronto
  • Dr Kevin Samson, médecin de famille, Ontario 
  • Stephen Weiss, chef d’équipe, Analytique, Direction des soins primaires, ministère de la Santé de la Saskatchewan

L’ICIS tient également à remercier les nombreux organismes et collaborateurs au pays, notamment les cliniciens, les chercheurs, les experts en politiques et les représentants du gouvernement, qui ont contribué à l’élaboration de ces indicateurs. 

L’ICIS a recueilli de nombreuses observations lors de l’élaboration de la méthodologie des indicateurs. Le contenu du présent rapport ne reflète toutefois pas nécessairement les opinions des personnes et organismes ayant collaboré au projet.

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Si vous avez des questions ou souhaitez en savoir plus, écrivez-nous.

pss@icis.ca

Accès aux soins primaires : de nombreux Canadiens connaissent des difficultés

Accès aux soins primaires : de nombreux Canadiens connaissent des difficultés kathschach

Il est important pour les Canadiens d’avoir un dispensateur habituel de soins de santé dans la collectivité et de pouvoir accéder à ces soins lorsqu’ils en ont besoin. Les dispensateurs de soins, comme les médecins de famille ou les infirmières praticiennes, offrent des soins de routine pour des problèmes médicaux chroniques et mineurs. Ils peuvent orienter les patients vers des spécialistes¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð1.

Les données dont nous disposons sur les soins primaires au Canada indiquent un besoin non satisfait pour ce type de soins dans la collectivité.

Accès aux soins primaires au Canada

Une visite sur 7 au service d’urgence concernait des conditions propices aux soins primaires. Plus de la moitié de celles-ci auraient pu être prises en charge virtuellement*. 

17 % des adultes canadiens déclarent ne pas avoir de dispensateur habituel de soins de santé†.

74 % des adultes canadiens indiquent ne pas être en mesure d’obtenir un rendez-vous le jour même ou le lendemain pour consulter un médecin ou une infirmière‡.

77 % des adultes canadiens estiment qu’il n’est pas facile d’accéder à des soins de santé le soir, la fin de semaine ou un jour férié‡.

Depuis 2014, le taux annuel de croissance du nombre de médecins de famille au Canada a presque diminué de moitié§.

Les personnes qui vivent dans une région rurale ou éloignée se heurtent à des difficultés particulières en ce qui concerne l’accès aux soins primaires.

Remarque
Les statistiques relatives aux services d’urgence sont fondées sur les données de l’Île-du-Prince-Édouard, de la Nouvelle-Écosse, de l’Ontario, de la Saskatchewan, de l’Alberta et du Yukon.

Sources
* Système national d’information sur les soins ambulatoires, 2023-2024, Institut canadien d’information sur la santé.
† Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2023, Statistique Canada.
‡ Enquête du Fonds du Commonwealth, 2023, Institut canadien d’information sur la santé.
§ Base de données médicales Scott’s, 2013 à 2022.

Pour recevoir des soins primaires, une personne doit avoir accès à un endroit où ce type de soins sont fournis, au moment voulu et sans trop de difficultés.

Toutefois, 17 % des Canadiens n’ont pas de dispensateur habituel de soins, comme un médecin de famille ou une infirmière praticienne¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð2. Cette proportion s’est dégradée au fil du temps. En outre, le Canada s’est classé à la dernière place à ce chapitre parmi 10 pays à revenu élevé en 2023¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð3.

Parmi les répondants de ces 10 pays à revenu élevé, les Canadiens étaient aussi les moins susceptibles de déclarer qu’ils pouvaient obtenir un rendez-vous le jour même ou le lendemain (26 %). Le Canada affiche l’un des pourcentages les plus faibles de répondants (23 %) qui déclarent pouvoir obtenir facilement des soins médicaux le soir, la fin de semaine ou un jour férié¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð3. Ces proportions ont empiré au fil du temps.

Le nombre de places non pourvues dans les programmes de résidence en médecine familiale a augmenté et, par rapport à il y a 5 ans, la croissance du nombre de médecins de famille a ralenti. Les médecins de famille voient également moins de patients qu’il y a 5 ans. Bien que le nombre d’infirmières praticiennes augmente, il pourrait ne pas suffire à satisfaire les besoins des Canadiens en matière de soins primaires¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð4 ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð5.

Selon nos données les plus récentes, 15 % des visites au service d’urgence au Canada concernent des conditions propices aux soins primaires. Et plus de la moitié de ces visites sont attribuables à des conditions qui auraient pu être prises en charge virtuellement.

Prestation de soins primaires

Les modèles de prestation des soins primaires diffèrent d’une province et d’un territoire à l’autre. Ces modèles déterminent la façon dont les soins primaires sont offerts, selon le contexte local. Certaines autorités compétentes préconisent l’utilisation d’équipes composées de plusieurs dispensateurs, car elles offrent davantage de flexibilité et permettent de dispenser des soins en dehors des heures normales, tout en préservant la continuité des soins¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð2 ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð6 ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð7.

Dans les régions où les ressources peuvent être limitées, en particulier dans les régions rurales et éloignées, les médecins jouent souvent plusieurs rôles; ils offrent notamment des soins primaires ainsi que des soins d’urgence à un même endroit, comme un service d’urgence. Ainsi, il est possible que le service d’urgence soit l’endroit où les patients accèdent régulièrement aux soins primaires — ou même le seul endroit où ils peuvent obtenir des soins pour un grand nombre d’entre eux.

Des approches novatrices sont adoptées pour résoudre les difficultés liées à l’accès aux soins primaires. Même si certaines solutions n’accroissent pas nécessairement l’accès aux soins primaires, elles peuvent améliorer l’expérience des patients, notamment en réduisant les temps d’attente par rapport aux temps d’attente habituels d’un service d’urgence :

  • Des programmes de soins primaires virtuels peuvent aider à prendre en charge de nombreux problèmes de santé en temps voulu sans que le patient ait besoin d’être physiquement à proximité d’un clinicien lors du rendez-vous, tout en maintenant la relation patient-dispensateur, qui est importante en soins primaires¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð7 ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð8 ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð9. Les soins virtuels sont surtout avantageux pour les patients qui vivent dans une région rurale ou éloignée. 
  • Des centres de soins urgents ou des points d’accès à des soins virtuels sont disponibles dans les services d’urgence de certaines autorités compétentes pour le traitement des problèmes de santé moins urgents ou mineurs en temps opportun, déviant ces patients du flux habituel du service d’urgence¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð10 ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð11
  • Des programmes de réorientation ont également été mis en Å“uvre. Dans ces programmes, les patients qui se présentent au triage d’un service d’urgence avec un problème de santé mineur sont redirigés vers un omnipraticien de la collectivité¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð12 ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð13
  • Des politiques visant à accroître le nombre de cliniciens offrant des soins primaires, particulièrement dans les régions mal servies, peuvent améliorer l’accès pour les patients¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð6 ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð7.
  • Les provinces et les territoires peuvent aussi envisager des modèles de rémunération différents pour les médecins, ce qui peut avoir une incidence sur la façon dont les soins sont organisés et prodigués¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð6 ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð7.
  • Des politiques et une formation mettant l’accent sur l’équité et l’inclusion peuvent être mises en Å“uvre pour veiller à ce que les groupes de population qui ont plus difficilement accès aux soins puissent obtenir des soins de façon sécuritaire et inclusive sur le plan culturel¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð6.

Une conception consciencieuse est nécessaire pour assurer un accès équitable et permettre la continuité des soins¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð7 ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð8 ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð9.  

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J’éprouvais une douleur terrible à la hanche et au genou, mais je n’avais aucune raison d’aller au service d’urgence. Une visite en cabinet aurait été plus que suffisante, mais je n’avais pas le choix; j’étais très préoccupée par la douleur. Votre médecin de famille vous connaît; il connaît votre historique médical. J’aimerais vraiment qu’il y ait des cliniques communautaires ou intégrées qui disposent d’un médecin, d’une infirmière praticienne, d’un diététiste, etc. — Shelley Petit, présidente, Coalition des personnes handicapées du Nouveau-Brunswick

Indicateurs de l’accès aux soins primaires

Au Canada, on utilise actuellement des sondages et des ensembles de données issus d’initiatives locales pour accroître la compréhension de l’accessibilité et de l’utilisation des services de soins primaires. Bien que nous recevions de plus en plus de données du secteur des soins primaires, des données de haute qualité sur l’accès aux soins primaires pouvant être générées régulièrement et comparées avec le reste du pays demeurent nécessaires, particulièrement à l’échelle régionale¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð2

Il est possible de surveiller les besoins d’accès aux soins primaires non satisfaits en observant la situation dans les services d’urgence. Nous avons constaté que 15 % des visites au service d’urgence concernaient des conditions propices aux soins primaires, et que plus de la moitié de ces cas, soit 9 % de l’ensemble des visites au service d’urgence, étaient attribuables à des conditions qui auraient pu être prises en charge en soins primaires virtuels. 

Bien que les problèmes de santé mineurs contribuent aux volumes élevés de patients dans les services d’urgence, ils ne constituent pas un facteur d’engorgement¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð14, mais signalent plutôt un accès inadéquat à des soins primaires de haute qualité ou en temps opportun. 

L’examen des raisons pour lesquelles les patients se rendent au service d’urgence peut offrir de l’information concernant les répercussions de l’accès aux soins primaires sur la population canadienne. Ces renseignements peuvent aussi permettre d’améliorer l’accès, ce qui pourrait façonner le futur rôle des soins primaires au Canada. 

Lisez les prochaines sections du rapport pour en savoir plus sur ces nouveaux indicateurs de l’accès aux soins primaires.

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¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs

1.

Retour à la référence 1 dans le texte

Institut canadien d’information sur la santé. Soins de santé primaires. Consulté le 28 août 2024.

2.

Retour à la référence 2 dans le texte

Institut canadien d’information sur la santé. Un meilleur accès aux soins de première ligne pour des Canadiens en meilleure santé. Consulté le 18 octobre 2024.

3.

Retour à la référence 3 dans le texte

Institut canadien d’information sur la santé. Une enquête internationale révèle que le Canada accuse un retard au chapitre de l’accès aux soins de première ligne. Consulté le 28 juin 2024.

4.

Retour à la référence 4 dans le texte

Institut canadien d’information sur la santé. Changements dans la pratique des médecins de famille au Canada. Consulté le 2 juillet 2024.

5.

Retour à la référence 5 dans le texte

Institut canadien d’information sur la santé. La main-d’œuvre de la santé au Canada, 2022 — Statistiques éclair (mise à jour en juin 2024). Juin 2024.

6.

Retour à la référence 6 dans le texte

Shahaed H, et al. . Canadian Medical Association Journal. 2023.

7.

Retour à la référence 7 dans le texte

Centre MAP pour des solutions de santé urbaine. . 2024.

8.

Retour à la référence 8 dans le texte

Institut canadien d’information sur la santé. L’élargissement des soins virtuels au Canada : nouvelles données et informations (PDF) . Consulté le 28 juin 2024.

9.

Retour à la référence 9 dans le texte

Excellence en santé Canada et Inforoute Santé du Canada. . Mai 2022.

10.

Retour à la référence 10 dans le texte

Atkinson P, et al. Canadian Journal of Emergency Medicine. 2022.

11.

Retour à la référence 11 dans le texte

Benjamin P, et al. . ºìÁì½í¹Ï±¨care Management Forum. 2023.

12.

Retour à la référence 12 dans le texte

Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. . 2021. Consulté le 2 juillet 2024.

13.

Retour à la référence 13 dans le texte

Feral-Pierssens A-L, et al. . BMJ Emergency Medicine. Avril 2022.

14.

Retour à la référence 14 dans le texte

Haas R, et al. . Canadian Journal of ºìÁì½í¹Ï±¨ Technologies. 2023.

Mesurer l’accès aux soins primaires en fonction de l’utilisation des services d’urgence

Mesurer l’accès aux soins primaires en fonction de l’utilisation des services d’urgence kathschach

Les patients doivent avoir accès à des soins primaires permettant de combler leurs besoins habituels en matière de soins de santé. Toutefois, bon nombre d’entre eux ont de la difficulté à accéder à ces soins et doivent donc se tourner vers les services d’urgence.

Selon une analyse des données, 15 % des visites au service d’urgence au sein des provinces et territoires examinés concernent des conditions propices aux soins primaires. Cette situation indique que les besoins en soins primaires ne sont pas comblés.

Les soins primaires et le service d’urgence

Près d’un Canadien sur 5 n’a pas de dispensateur habituel de soins de santé¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð1. Et même ceux qui en ont un n’arrivent pas nécessairement à accéder aux soins lorsqu’ils en ont besoin¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð2.

Les soins primaires de haute qualité constituent la pierre angulaire du système de santé canadien, et l’amélioration de l’accès à ces soins est l’une priorité des gouvernements partout au Canada¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð1.

Les Canadiens qui ont besoin de soins de santé primaires, mais n’y ont pas accès en temps opportun, cherchent souvent à se faire soigner au service d’urgence. Les temps d’attente peuvent y être longs et les patients n’ont pas les avantages qu’offre la possibilité de voir leur dispensateur habituel de soins de santé, qui est spécialisé en médecine familiale¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð3.

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J’éprouvais une forte douleur à l’estomac, mais je n’avais pas de médecin de famille. Je me suis donc rendue à l’urgence en sachant que d’autres personnes présentant des problèmes plus urgents s’y trouvaient, mais je n’avais pas d’autre solution. Il était tard et la salle d’attente était bondée. Il semble qu’il n’y a pas suffisamment de médecins ou même de dispensateurs de soins paramédicaux. Nous passons souvent par notre médecin de famille pour tout, pour être aiguillés vers n’importe quel spécialiste ou même pour demander une analyse de sang. — Melanie De Sousa, patiente partenaire

Les Canadiens préféreraient ne pas aller au service d’urgence s’ils pouvaient recevoir des soins ailleurs¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð4 ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð5. Et pour bon nombre d’entre eux, leur plus récente visite à l’urgence aurait pu être gérée par leur dispensateur habituel de soins¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð2.

Pourquoi les patients se rendent-ils au service d’urgence pour des conditions propices aux soins primaires? Il peut y avoir différentes raisons. En voici quelques-unes :

  • Les patients n’ont pas de dispensateur habituel de soins de santé ou, s’ils en ont un, celui-ci n’est pas disponible assez rapidement ou pas à un moment qui leur convient.
  • Le service d’urgence est l’endroit le plus proche — ou le seul — où le patient peut obtenir des soins. (Cela est particulièrement vrai dans les régions rurales et éloignées.)
  • Les patients ont l’impression que s’ils vont ailleurs, ils n’obtiendront pas un service de même qualité ou aussi rapidement qu’à l’urgence. L’urgence peut aussi être l’endroit que les patients connaissent le mieux et où ils se sentent le plus en sécurité.
  • L’état du patient s’est dégradé — possiblement en raison d’un mauvais accès à des soins primaires de qualité — à un point tel qu’une visite à l’urgence est nécessaire.

La nécessité d’obtenir des soins primaires dans un service d’urgence a également des conséquences pour le système de santé. Un service d’urgence n’est pas l’endroit idéal pour offrir des soins primaires aux patients et l’utiliser à cette fin peut rendre le système moins efficace¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð3.

L’obtention des soins appropriés au bon endroit et au bon moment est un défi pour les patients et pour les gouvernements qui doivent financer et mettre en place les infrastructures appropriées.

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Lorsqu’il est question d’engorgement des services d’urgence, il arrive souvent que le débat semble donner préséance aux patients sur les civières plutôt qu’aux patients en soins ambulatoires. Toutefois, les patients en soins ambulatoires représentent plus de 60 % des visites à l’urgence au Canada. Les temps d’attente et le manque d’accès aux soins auxquels ils se heurtent sont inacceptables. Une grande partie de ces patients devraient, en réalité, être reçus dans des cliniques de soins primaires. Un véritable changement structurel nécessite d’abord des mesures. Ce changement est plus que jamais nécessaire pour la pérennité de nos services d’urgence et pour la qualité des soins offerts à la population. — Dr Simon Berthelot, urgentologue, professeur agrégé et chercheur, Département de médecine de famille et de médecine d’urgence, Université Laval

Nos données indiquent qu’une visite sur 7 dans les services d’urgence des provinces et territoires examinés concernait une condition propice aux soins primaires. À l’échelle de 6 provinces et territoiresNote de bas de pagei, cela représente environ 1,2 million de visites au service d’urgence chaque année. 

Ces données incluent 173 conditions ou motifs de consultation, les plus courants étant la prescription d’antibiotiques, les rhumes, les maux de gorge, les otites et les renouvellements d’ordonnance. 

Nos données ne peuvent pas être utilisées à l’échelle individuelle pour comprendre la pertinence des soins. Toutefois, de façon globale, cette proportion met en lumière la possibilité de mieux répondre aux besoins non comblés des Canadiens quant à la prestation de soins primaires dans leur collectivité. 

Utilisation des indicateurs

Les données du présent rapport illustrent une mesure indirecte de l’accès aux soins primaires à l’échelle des systèmes de santé. Ces indicateurs évaluent les tendances générales d’utilisation des services d’urgence. Ils peuvent fournir de l’information qui permettra aux décideurs et aux planificateurs des systèmes de santé d’apporter des améliorations afin de mieux répondre aux besoins des patients. Ils s’ajoutent aussi aux renseignements limités dont nous disposons déjà pour surveiller l’accès aux soins primaires à l’échelle régionale. 

Ces données ne rendent pas compte des situations particulières des patients ni de la pertinence d’une visite au service d’urgence. Les conditions prises en compte dans l’indicateur peuvent, dans la plupart des cas, être prises en charge en soins primaires. Toutefois, certains cas pourraient être mieux traités dans un service d’urgence.

À l’échelle de la population, ces indicateurs fournissent de précieux renseignements qui permettent de comprendre les répercussions de l’accès aux soins primaires sur le système de santé en général. Consultez l’outil pour explorer les données plus en détail et comparer les résultats de l’indicateur selon l’emplacement géographique et les périodes de temps.

Ce que révèlent les données

La proportion de visites à l’urgence pour des conditions propices aux soins primaires a chuté pendant la pandémie de COVID-19 en 2020 et 2021. Cette baisse témoigne des tendances observées quant à l’utilisation du service d’urgence pendant la pandémie, période durant laquelle les visites à l’urgence ont diminué de façon générale, particulièrement les visites non urgentes¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð6.

Cette proportion est désormais revenue aux niveaux observés avant la pandémie, mais a légèrement diminué au cours de la dernière année. Parallèlement, le pourcentage de Canadiens qui déclarent avoir un dispensateur habituel de soins a diminué¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð2. La surveillance de ces proportions au fil du temps permet d’étudier les tendances ayant une incidence sur l’accès aux soins primaires.

Bien que 15 % de l’ensemble des visites au service d’urgence au Canada concernaient des conditions propices aux soins primaires, ce pourcentage varie au pays. La figure ci-dessus illustre ses variations en fonction de la province ou du territoire de résidence du patient, ajusté selon l’âge et le sexe. 

Le pourcentage varie aussi à l’intérieur des provinces. Consultez pour explorer les résultats à l’échelle régionale. 

 

Comprendre les données du Québec et de la Colombie-Britannique

En raison de différences dans les données, les résultats du Québec et de la Colombie-Britannique sont sous-estimés et ne sont pas comparables à ceux d’autres provinces et territoires. 

Cela s’explique principalement par le fait que les données de ces provinces excluent la plupart des patients qui ont quitté le service d’urgence sans avoir été vus par un clinicien ou contre l’avis du médecin. Et il s’agit là d’une proportion importante de l’ensemble des visites au service d’urgence : 12 % au Québec, 6 % en Colombie-Britannique et 8 % dans les autres provinces et territoires. 

Les patients qui quittent le service d’urgence sans avoir été vus par un clinicien présentent des caractéristiques qui diffèrent généralement de celles des patients qui attendent d’être vus. En effet, selon les données sur leur niveau de triage, leur problème était moins urgent. Ils sont aussi plus susceptibles d’avoir eu une condition propice aux soins primaires. 

De plus, les données de la Colombie-Britannique sont incomplètes. La couverture se limite en grande partie aux régions urbaines, où la population compte généralement moins sur les services d’urgence pour recevoir des soins primaires.

Les données du Québec et de la Colombie-Britannique peuvent être comparées entre les régions et dans le temps dans chaque province. Cependant, en raison des différences énoncées plus haut, les données de ces 2 provinces sur le sujet ne peuvent être comparées à celles d’autres provinces et territoires canadiens. 

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Note de bas de page

i.

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Comprend l’Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse, l’Ontario, la Saskatchewan, l’Alberta et le Yukon.

¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs

1.

Retour à la référence 1 dans le texte

Institut canadien d’information sur la santé. Un meilleur accès aux soins de première ligne pour des Canadiens en meilleure santé. Consulté le 18 octobre 2024.

2.

Retour à la référence 2 dans le texte

Institut canadien d’information sur la santé. Une enquête internationale révèle que le Canada accuse un retard au chapitre de l’accès aux soins de première ligne. Consulté le 28 juin 2024.

3.

Retour à la référence 3 dans le texte

Atkinson P, et al. Canadian Journal of Emergency Medicine. 2022.

4.

Retour à la référence 4 dans le texte

Samman K, et al. . Canadian Journal of Emergency Medicine. 2024.

5.

Retour à la référence 5 dans le texte

Krebs LD, et al. . Emergency Medicine Journal. 2017.

6.

Retour à la référence 6 dans le texte

Institut canadien d’information sur la santé. Incidence de la COVID-19 sur les services d’urgence. Consulté le 3 juillet 2024.

Soins primaires virtuels : incidences et possibilités

Soins primaires virtuels : incidences et possibilités asofineti_master

9 % des visites au service d’urgence concernaient des conditions qui auraient pu être prises en charge en soins primaires virtuels.

Indicateurs de l’accès aux soins virtuels

Les soins virtuels occupent une place de plus en plus importante dans le système de soins primaires au Canada¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs1 ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs2. Un Canadien sur 3 a indiqué avoir reçu des soins primaires virtuels au cours de la dernière année¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs3. Les soins virtuels comprennent les rendez-vous par vidéoconférence ou téléphone, ainsi que les services offerts de façon asynchrone, comme la messagerie sécurisée. 

Les soins primaires virtuels sont encore appelés à évoluer, mais ils jouent un rôle important dans un système de santé sûr et équitable et peuvent améliorer l’accès aux soins primaires, à condition d’être utilisés adéquatement¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs2 ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs3 ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs4 ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs5.

Plus de la moitié des visites au service d’urgence pour des conditions propices aux soins primaires concernaient des conditions qui auraient pu être prises en charge en soins primaires virtuels. 

Ce nombre de visites représente 9 % des visites au service d’urgence au Canada. Ces résultats englobent 97 conditions ou motifs de consultation, comme des rhumes, de l’anxiété et des renouvellements d’ordonnance, qui auraient pu être pris en charge virtuellement. 

Les données ne peuvent pas être utilisées pour déterminer la pertinence d’une consultation virtuelle à l’échelle individuelle, ni pour évaluer si les soins primaires virtuels sont acceptables pour un patient en particulier. Les résultats varient aussi selon la région : veuillez consulter pour explorer les résultats à l’échelle régionale.

Quoi qu’il en soit, ces résultats montrent qu’il y a une occasion de mieux répondre aux besoins non satisfaits des Canadiens en matière de soins primaires virtuels.

Remarque : Les résultats de l’indicateur pour le Québec et la Colombie-Britannique excluent les patients qui ont quitté le service d’urgence avant l’évaluation médicale ou contre l’avis du médecin. Ces résultats provinciaux sont donc sous-estimés et ne peuvent pas être comparés à ceux des autres provinces et territoires. Pour en savoir davantage, consultez la section Comprendre les données du Québec et de la Colombie-Britannique.

Accès aux soins virtuels et aux soins primaires

Les soins virtuels peuvent améliorer l’accès aux soins primaires en permettant aux patients de consulter un clinicien sans devoir se déplacer, ce qui peut être particulièrement avantageux pour les patients vivant dans les régions mal servies.

Nos résultats montrent que 13 % des visites au service d’urgence pour des patients vivant en région rurale ou éloignée auraient pu être traitées en mode virtuel, comparativement à 7 % des patients vivant en région urbaine. Utilisés de manière réfléchie, les soins virtuels peuvent favoriser l’équité dans l’accès aux soins primaires, réduire l’empreinte carbone des systèmes de soins de santé et fournir des ressources aux collectivités en région rurale ou éloignée¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs4 ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs5 ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs6.

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J’ai dû me rendre à l’urgence pour un problème mineur qui s’aggravait et mon médecin de soins primaires n’était pas disponible au moment où j’avais besoin de soins. Il aurait été utile de disposer d’options plus accessibles pour des soins d’urgence par l’entremise de mon cabinet de médecin. Une consultation virtuelle aurait permis de gagner du temps et de simplifier la coordination des soins. — Lucksini Raveendran, patiente partenaire

La mise en Å“uvre des solutions de soins virtuels exige de la prudence¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs1 ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs4 ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs5 ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs7 ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs8. Il y a de nombreux aspects à considérer : 

  • Soutien aux cliniciens pour la mise en Å“uvre des solutions de soins virtuels dans leurs cliniques de soins primaires¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs4 ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs5 ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs7. La moitié des cliniciens ayant recours aux soins virtuels ont constaté une augmentation de leur charge de travail¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs9. Les défis les plus souvent rapportés comprennent les obstacles administratifs et techniques, ainsi que l’intégration difficile à d’autres systèmes, comme les dossiers médicaux électroniques¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs9.
  • Formation offerte aux cliniciens pour leur montrer les pratiques exemplaires sur les évaluations effectuées en mode virtuel et le choix du mode de prestation de services approprié selon la situation.
  • Aisance des patients avec la technologie, état cognitif et facilité avec les communications virtuelles. 
  • Liberté, pour les patients, de choisir la manière dont les soins sont dispensés en fonction de leurs besoins et de leur situation.
  • Accès des patients aux infrastructures technologiques appropriées. Bien souvent, les patients vivant dans une région rurale ou éloignée n’ont pas accès à des services Internet robustes en raison des infrastructures locales déficientes. Ce groupe de population pourrait être celui qui profite le plus d’un accès à des soins virtuels appropriés¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs10 ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs11. Pour cette raison, il pourrait être du ressort des gouvernements de déployer des infrastructures technologiques appropriées pour que tous les Canadiens aient accès à des services Internet fiables, peu importe l’endroit où ils vivent¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs10 ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs11.
  • Continuité des soins. Pour des soins sûrs et efficaces, la continuité est indispensable. Par exemple, les patients qui consultent dans une « clinique de soins virtuels sans rendez-vous » sont peut-être plus susceptibles de se rendre à l’urgence comparativement aux patients qui utilisent les services de soins virtuels de leur dispensateur habituel¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs12.
  • Intégration des soins virtuels dans le système de santé global. Si les facteurs de succès ne sont pas réunis, les services de soins virtuels pourraient aggraver les iniquités en santé, augmenter les obstacles financiers pour les patients et avoir une incidence négative sur d’autres secteurs du système de santé¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs8 ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs13

Malgré les défis, de nombreux cliniciens affirment que la technologie de soins virtuels favorise l’efficacité des soins¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs9. Par exemple, les cliniciens peuvent communiquer de façon asynchrone avec leurs patients, notamment par messagerie sécurisée, pour répondre à des questions ou assurer des soins de suivi simples¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs7. De plus, les cliniciens peuvent proposer des consultations virtuelles pour déterminer si la condition du patient exige une évaluation plus complète¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs7.

Des programmes de soins virtuels mis en œuvre de manière équitable et adéquate peuvent améliorer l’accès aux soins pour les Canadiens, tout en assurant des soins efficaces et de qualité.

ºìÁì½í¹Ï±¨

Dans bien des situations, les soins virtuels peuvent améliorer l’accès aux soins primaires pour des patients qui pourraient autrement se rendre à l’urgence ou même se priver des soins dont ils ont besoin. Nous devons continuer de travailler sur les améliorations technologiques, la participation des dispensateurs et la sensibilisation des patients pour optimiser l’utilisation des soins virtuels au pays. — Dr Kevin Samson, médecin de famille, Ontario

Utilisation des indicateurs

Ces données fournissent une mesure indirecte de l’accès aux soins primaires virtuels à l’échelle du système qui peut être utilisée pour évaluer l’incidence de l’accès aux soins virtuels sur l’ensemble des systèmes de santé. 

Bien que les visites pour des affections mineures contribuent aux volumes élevés de patients à l’urgence, elles ne jouent pas un rôle important dans l’engorgement des services d’urgence¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs14. Les données sur ces visites fournissent plutôt de l’information utile pour améliorer les systèmes de santé et ainsi répondre aux besoins des patients. Les données sont accessibles au grand public à l’échelle régionale dans , ce qui permet d’étudier plus en détail l’incidence de l’accès aux soins virtuels sur les systèmes de santé. 

Précisons toutefois que ces indicateurs ne rendent pas compte des situations particulières des patients et ne visent pas à juger de la pertinence d’une visite au service d’urgence. Enfin, même si les soins virtuels sont souvent pratiques, les patients devraient pouvoir choisir la façon dont ils consultent leur dispensateur de soins primaires. 

De façon générale, nous pouvons comparer les résultats des indicateurs au fil du temps et entre les groupes de population pour dégager les grandes tendances à l’échelle du système. Nous pouvons aussi les utiliser pour évaluer l’incidence de l’accès aux soins virtuels.

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¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs

1.

Retour à la ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð 1 dans le texte

Institut canadien d’information sur la santé. L’élargissement des soins virtuels au Canada : nouvelles données et informations. Consulté le 28 juin 2024.

2.

Retour à la ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð 2 dans le texte

Institut canadien d’information sur la santé. Une enquête internationale révèle que le Canada accuse un retard au chapitre de l’accès aux soins de première ligne. Consulté le 28 juin 2024.

3.

Retour à la ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð 3 dans le texte

Institut canadien d’information sur la santé. Résultats du Canada : Enquête internationale de 2023 du Fonds du Commonwealth sur les politiques de santé réalisée auprès de la population générale de 18 ans et plus dans 10 pays — tableaux de données. 2024.

4.

Retour à la ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð 4 dans le texte

Centre MAP pour des solutions de santé urbaine. . 2024.

5.

Retour à la ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð 5 dans le texte

Association médicale canadienne, Collège des médecins de famille du Canada, Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada. . 2022.

6.

Retour à la ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð 6 dans le texte

Simms N, et al. . Longwoods. Avril 2022.

7.

Retour à la ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð 7 dans le texte

Excellence en santé Canada et Inforoute Santé du Canada. . Mai 2022.

8.

Retour à la ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð 8 dans le texte

Institut canadien d’information sur la santé. Les soins virtuels au Canada : renforcement des données et de l’information. 2022.

9.

Retour à la ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð 9 dans le texte

Association médicale canadienne et Inforoute Santé du Canada. . 11 août 2021.

10.

Retour à la ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð 10 dans le texte

Hambly H, et al. . Journal of Rural and Community Development. 2021

11.

Retour à la ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð 11 dans le texte

Weeden A et Kelly W. . Journal of Rural and Community Development. 2021.

12.

Retour à la ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð 12 dans le texte

Lapointe-Shaw L, et al. . JAMA Network Open. 2023.

13.

Retour à la ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð 14 dans le texte

Adams TL et Leslie K. . ºìÁì½í¹Ï±¨care Management Forum. 2023.

14.

Retour à la ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð 15 dans le texte

Haas R, et al. . Canadian Journal of ºìÁì½í¹Ï±¨ Technologies. 2023.

Variations de l’accès aux soins primaires entre les groupes de population

Variations de l’accès aux soins primaires entre les groupes de population asofineti_master

Les Canadiens n’utilisent pas tous de façon égale les services d’urgence pour leurs besoins en soins primaires. Les tendances varient d’un groupe de population à l’autre.

Visites plus nombreuses pour les jeunes enfants

Dans le groupe des enfants de 2 à 9 ans, 26 % des visites à l’urgence concernaient des conditions propices aux soins primaires, une proportion plus élevée que celle des autres groupes d’âge. Des tendances semblables sont observées dans le sous-groupe des conditions propices aux soins primaires virtuels. 

Ces résultats suggèrent que les parents de jeunes enfants ont peut-être de la difficulté à obtenir des soins pour leurs enfants en temps opportun. Les résultats correspondent à ceux d’études précédentes, selon lesquelles les parents consultent à l’urgence pour des problèmes médicaux mineurs quand ils n’arrivent pas à obtenir rapidement des soins primaires pour leurs enfants¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs1 ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs2

Pour ce qui est des patients plus âgés, les résultats montrent une légère tendance à la baisse dans la proportion de visites à l’urgence pour des conditions propices aux soins primaires. Les adultes âgés sont plus susceptibles d’avoir un dispensateur habituel de soins de santé que les jeunes adultes¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs3. Il est donc plus probable qu’ils puissent consulter leur dispensateur habituel pour leurs besoins en soins primaires.

Visites plus nombreuses dans les régions rurales et éloignées

Dans les régions rurales et éloignées, la proportion de visites à l’urgence pour des conditions propices aux soins primaires est plus de 2 fois supérieure à celle des régions urbaines. En effet, 24 % des visites à l’urgence dans les régions rurales et éloignées concernaient ce type de conditions, comparativement à 11 % dans les régions urbaines.

Une tendance similaire est observée pour les conditions qui se prêtent aux soins virtuels : 13 % des visites à l’urgence dans les régions rurales et éloignées concernaient des conditions propices aux soins primaires virtuels, comparativement à 7 % dans les régions urbaines.

Les patients vivant en région rurale ont un accès réduit aux soins de santé, y compris les soins de santé primaires¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs4. Cette réalité pourrait expliquer les tendances dans les résultats.

Les différences sur le plan des tendances pourraient aussi être attribuables à l’infrastructure des soins primaires. Dans les régions rurales ou éloignées, le dispensateur de soins primaires d’une personne peut aussi être le médecin du service d’urgence. Le service d’urgence serait alors l’endroit où les patients accèdent régulièrement aux soins primaires. Dans certaines régions, le service d’urgence peut être le seul endroit offrant des soins. 

Accès aux soins primaires déclaré par les patients

Dans certaines provinces et certains territoires, les patients qui s’inscrivent à l’urgence se font demander s’ils ont accès à des soins de santé primaires par l’entremise de leur médecin de famille, d’une équipe de santé familiale, d’une clinique sans rendez-vous ou autre. 

  • Les patients qui disent n’avoir aucun accès à des soins primaires affichent un pourcentage de visites à l’urgence plus élevé pour des conditions propices aux soins primaires — et la plus grande proportion de ces visites ont lieu en semaine, de jour. 
  • Pour les patients qui disent avoir accès à des soins de santé primaires, le pourcentage de visites pour ces conditions est légèrement plus élevé pendant les fins de semaine. 
  • Des tendances similaires sont observées pour les conditions qui se prêtent aux soins virtuels.

Les patients qui disent avoir accès à des soins primaires ne sont pas nécessairement capables d’obtenir un rendez-vous au moment où ils en ont besoin. En effet, 3 Canadiens sur 4 indiquent qu’ils ne sont pas en mesure d’obtenir un rendez-vous le jour même ou le lendemain¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs5. Une proportion similaire de patients a de la difficulté à obtenir des soins après les heures de travail régulières, les jours fériés et les fins de semaine¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs5. De plus, 42 % des Canadiens affirment devoir attendre plus de 3 jours avant de pouvoir consulter leur dispensateur de soins de santé pour un problème mineur¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs6.

Selon notre plus récente constatation, chez les patients disant avoir accès à des soins primaires, 13 % des visites à l’urgence concernaient des conditions propices aux soins primaires. Ces résultats suggèrent que même les patients inscrits auprès d’un médecin de famille ou ayant accès à une clinique sans rendez-vous près de chez eux pourraient avoir des besoins en soins primaires non comblés dans la collectivité.

Autres variations de l’accès

Les résultats de l’indicateur complètent l’information existante sur l’équité dans l’accès aux soins primaires.

Nous n’avons constaté aucun lien entre le revenu du quartier et des différences notables dans le pourcentage de visites à l’urgence pour des conditions propices aux soins primaires. Toutefois, des études rigoureuses ont démontré que les Canadiens à faible revenu sont moins susceptibles d’avoir un dispensateur habituel de soins de santé que les Canadiens ayant un revenu plus élevé¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs5 ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs6.

Il est aussi établi que d’autres considérations relatives à l’équité sont des facteurs importants de l’accès aux soins primaires. Nous n’avons pas inclus toutes ces considérations dans nos analyses, puisque l’information connexe n’était pas toujours disponible dans les bases de données que nous avons utilisées. Des études reconnues indiquent que les personnes appartenant à certains groupes racialisés¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs6, ainsi que les membres des Premières Nations, les Inuits et les Métis¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs7, ont un accès restreint aux soins primaires.  

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Affluence à l’urgence : au-delà de l’accès aux soins primaires

Affluence à l’urgence : au-delà de l’accès aux soins primaires asofineti_master

La situation dans les services d’urgence est le reflet de plusieurs problèmes au sein du système de santé en général. Des soins de santé primaires accessibles et de grande qualité ne forment qu’une seule partie d’une stratégie complète pour réduire l’engorgement et les temps d’attente dans les services d’urgence du Canada. Les patients qui se rendent à l’urgence pour des affections mineures ne sont pas la principale source des problèmes qui affligent les services d’urgence. 

Qu’est-ce qui cause l’affluence à l’urgence?

Les services d’urgence fonctionnent à leur pleine capacité et manquent de personnel. L’affluence entraîne des temps d’attente plus longs, des proportions plus élevées de patients qui quittent l’urgence sans avoir reçu de soins et des exigences accrues envers le personnel¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs1 ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs2 ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs3.

Les causes de l’affluence dans les services d’urgence sont multidimensionnelles et vont au-delà de l’accès aux soins primaires. Un meilleur accès aux soins primaires pourrait être un facteur qui contribuerait à réduire le nombre de visites au service d’urgence. Cela dit, cet accès ne suffira pas, à lui seul, à améliorer la situation dans les salles d’urgence bondées. Les problèmes d’accès aux soins primaires ne sont pas un facteur important de l’engorgement dans les services d’urgence¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs2 ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs4.

Une analyse publiée récemment par l’Agence des médicaments du Canada résumait l’engorgement dans les services d’urgence comme un problème de surcharge des hôpitaux et de ressources limitées dans l’ensemble plus vaste des systèmes de soins de santé et de services sociaux¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs2. La situation dans les services d’urgence est le reflet de défis qui affectent le réseau en entier : le cheminement des patients dans les hôpitaux de soins de courte durée et les établissements de soins de longue durée, les pénuries de personnel, la complexité grandissante des besoins des patients et le manque de soutien social dans la collectivité¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs3.

  • Le cheminement des patients, surtout dans le cas des patients qui doivent être admis à l’hôpital, représente un défi de taille : les données de l’ICIS montrent que la moitié des patients hospitalisés ont passé plus de 16 heures à l’urgence, et qu’un patient sur 10 a attendu plus de 48 heures¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs5.
  • D’autres indicateurs de l’accès aux soins de santé suggèrent que les ressources limitées entraînent des problèmes systémiques plus larges. Par exemple :

Les interventions visant à régler le problème d’engorgement ne doivent pas s’attaquer uniquement aux processus et aux ressources dans les services d’urgence : elles doivent aussi traiter les problèmes plus larges qui influencent les types de personnes qui se rendent à l’urgence, le cheminement des patients hors de l’urgence et les contextes sociaux qui ont une incidence sur les besoins de la population en matière de services¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs2.

L’Association canadienne des médecins d’urgence recommande d’utiliser une approche globale pour résoudre le problème d’engorgement dans les services d’urgence. Cette approche comprend des politiques qui donnent la possibilité aux patients d’obtenir des soins primaires hors des services d’urgence. Elle comprend également des cadres permettant de traiter les problèmes de capacité des hôpitaux et décrivant le rôle des services d’urgence dans les systèmes de soins de santé¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs3.

Le rôle des soins primaires

Les indicateurs inclus dans le présent rapport mesurent les besoins non comblés en matière d’accès aux soins primaires en fonction de la situation dans les services d’urgence. 

Un meilleur accès aux soins primaires pourrait réduire les visites à l’urgence pour des conditions propices aux soins primaires, améliorerait l’expérience des patients et la continuité des soins, et réduirait quelque peu la demande imposée au personnel. 

Toutefois, il ne suffira pas de simplement régler la question de l’accès aux soins primaires pour résoudre le problème d’engorgement dans les services d’urgence. Pour y arriver, nous devons adopter une approche qui tient compte de la capacité des hôpitaux et de la capacité dans les autres secteurs de soins (comme les services à domicile et les soins de longue durée), de la gestion de la performance et de la responsabilité, et des besoins plus larges de la population3
 

ºìÁì½í¹Ï±¨

Les Canadiens ne devraient pas être obligés de se rendre à l’urgence en désespoir de cause, faute d’avoir d’autres options; ils devraient avoir recours aux services d’urgence quand ils pensent avoir un véritable problème urgent ou très urgent. L’accès aux soins primaires n’est pas un facteur important de l’affluence dans les urgences, mais il est le reflet de problèmes importants dans l’ensemble du système de soins de santé. — Dr Howard Ovens, urgentologue et stratège en chef, Système de santé Sinaï

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¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs

1.

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Agence des médicaments du Canada. . Novembre 2023.

2.

Retour à la ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð 2 dans le texte

Haas R, et al. . Canadian Journal of ºìÁì½í¹Ï±¨ Technologies. 2023.

3.

Retour à la ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð 3 dans le texte

Association canadienne des médecins d’urgence. . EM:POWER: The Future of Emergency Care. Consulté le 2 juillet 2024.

4.

Retour à la ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð 4 dans le texte

Squires H, et al. . Emergency Medicine Journal. 2023.

5.

Retour à la ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð 5 dans le texte

Institut canadien d’information sur la santé. SNISA — Nombre de visites au service d’urgence et durée du séjour par province et territoire, 2023-2024 (T1 à T4). Août 2024.

6.

Retour à la ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð 6 dans le texte

Institut canadien d’information sur la santé. . Consulté le 1er août 2024.

7.

Retour à la ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð 7 dans le texte

Institut canadien d’information sur la santé. Séjour à l’hôpital prolongé jusqu’à ce que les services ou le soutien à domicile soient disponibles. Consulté le 27 août 2024.

8.

Retour à la ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð 8 dans le texte

Institut canadien d’information sur la santé. Visites fréquentes à l’urgence pour des problèmes de santé mentale et d’utilisation de substances. Consulté le 27 août 2024.

9.

Retour à la ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð 9 dans le texte

Moe J, et al. . CMAJ Open. 2022.

Visites à l’urgence pour des conditions propices aux soins primaires et aux soins virtuels : foire aux questions

Visites à l’urgence pour des conditions propices aux soins primaires et aux soins virtuels : foire aux questions asofineti_master

Cette page répond aux questions les plus fréquemment posées sur les indicateurs Visites à l’urgence pour des conditions propices aux soins primaires et Visites à l’urgence pour des conditions propices aux soins primaires virtuels.

  • Il s’agit d’indicateurs pancanadiens sur l’accès aux soins primaires, comme le montre la proportion de visites au service d’urgence qui auraient pu se dérouler dans la collectivité. 
  • L’un des indicateurs mesure les visites propices aux soins primaires, tandis que l’autre mesure le sous-groupe des conditions propices aux soins primaires virtuels.
  • Ces indicateurs ont été élaborés pour répondre à un besoin prioritaire en matière d’information au sujet de l’accès aux soins primaires et du rôle des soins virtuels dans les systèmes de santé.
  • Ils sont conçus pour surveiller l’état actuel des soins primaires et sa relation avec le recours au service d’urgence. De plus, ils visent à favoriser l’amélioration et l’accessibilité des soins primaires et des soins primaires virtuels, de même qu’à façonner l’avenir des soins primaires et le rôle souhaité pour les soins primaires virtuels.
  • Les résultats sont présentés dans l’outil Web à l’échelle régionale.
  • Ces indicateurs font ressortir des informations utiles à l’échelle du système pour aider les décideurs de la santé et les planificateurs à répondre aux besoins des patients.
  • Les indicateurs peuvent aider à
    • faire la lumière sur l’accès aux soins primaires en effectuant des comparaisons selon les régions et les groupes de population, ainsi qu’au fil du temps;
    • fournir de l’information utile sur le nombre de visites au service d’urgence qui auraient pu être évitées et traitées dans un contexte de soins primaires, y compris de soins virtuels;
    • fournir de l’information aux décideurs pour orienter les services et les soins offerts aux régions et aux populations mal desservies;
    • favoriser l’amélioration des systèmes de santé pour répondre aux besoins des patients, grâce à l’intégration d’options virtuelles, entre autres.
  • Ces indicateurs n’ont pas pour objet de
    • traiter de situations individuelles ou de la pertinence de la visite d’un patient au service d’urgence, ce qui peut varier;
    • trouver des coupables, influencer le choix des patients, les pénaliser ou les dissuader de se rendre à l’urgence;
    • sous-entendre que les soins primaires virtuels sont une solution de remplacement aux soins primaires en personne ou une solution indépendante des autres;
    • sous-entendre que le fait de détourner les patients ayant des affections mineures réglera tous les problèmes des systèmes de santé présents dans les services d’urgence.

Les soins primaires englobent les soins de routine dispensés dans la collectivité par des cliniciens comme des médecins de famille ou des infirmières praticiennes, et par d’autres dispensateurs de soins comme des diététistes, des dentistes ou des physiothérapeutes. Ils permettent de répondre à des besoins en matière de soins comme le dépistage et la médecine de prévention, d’offrir des soins pour des problèmes de santé urgents, mais mineurs ou courants, et de gérer les maladies chroniques¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs1.

Les soins primaires virtuels sont des soins primaires offerts à distance à l’aide d’une forme de communication ou de technologie de l’information¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs2, que ce soit sur rendez-vous (p. ex. par téléphone ou par vidéoconférence) ou de façon asynchrone (p. ex. par messagerie sécurisée)¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs2.

  • Les systèmes de données sur les soins de santé primaires sont mal intégrés au Canada, et il n’existe que très peu de données détaillées sur l’accès aux soins primaires.
  • L’utilisation des données sur les services d’urgence comme mesure d’approximation nous aide à comprendre ce qui se passe dans la collectivité concernant l’accès à des soins primaires.
  • Les données sur les services d’urgence fournissent de l’information utile sur la prestation de soins appropriés au bon endroit et au bon moment, y compris par l’intermédiaire de services virtuels.
  • Les données sur les services d’urgence sont disponibles à une échelle détaillée sur le plan géographique, ce qui permet d’obtenir les résultats locaux et régionaux des indicateurs.
  • Consultez l’outil Web pour explorer les résultats de votre région.
  • En résumé, les indicateurs mesurent ce qui suit : 
    • le pourcentage de visites à l’urgence pour des conditions propices aux soins primaires;
    • le pourcentage de visites à l’urgence pour des conditions propices aux soins primaires virtuels.
  • Le dénominateur de ces indicateurs est l’ensemble des visites non planifiées à l’urgence de patients de 2 ans et plus.
  • Pour être pris en compte dans le calcul du numérateur de l’indicateur des visites en personne, le patient doit répondre aux conditions du dénominateur et à tous les critères suivants :
    • Le diagnostic principal doit figurer sur la liste des 173 conditions propices aux soins primaires ou des 97 conditions propices aux soins primaires virtuels.
    • La visite doit s’être soldée par un retour au domicile du patient.
    • Le patient ne s’est pas fait assigner le niveau de triage Très urgent (II) ou Réanimation (I) selon l’échelle canadienne de triage et de gravité pour les départements d’urgence (ETG).  
  • À moins d’indication contraire, les résultats provinciaux et régionaux sont ajustés selon l’âge et le sexe.

Pour en savoir plus sur la méthodologie, consultez Visites à l’urgence pour des conditions propices aux soins primaires (en personne ou virtuels).
 

  • Une liste de conditions propices à la médecine familiale, plus tard appelées les conditions propices aux soins primaires (CPSP), a initialement été élaborée par le ºìÁì½í¹Ï±¨ Quality Council of Alberta (HQCA). Elle a ensuite été adaptée en 2014 pour un rapport préparé par l’ICIS en collaboration avec le HQCA.
  • L’ICIS a récemment validé la liste des CPSP et préparé une nouvelle liste pour les conditions propices aux soins primaires virtuels (CPSP-V) dans le cadre d’un processus de consultation d’experts cliniques en plusieurs étapes en 2023. Il s’agit d’un sous-groupe de la liste des conditions propices aux soins primaires.
  • Pour élaborer la liste des CPSP-V, l’ICIS a tenu compte du niveau minimal d’expertise et de technologie que la plupart des patients et des dispensateurs de soins primaires possèdent aujourd’hui.
  • Pour en savoir plus sur les listes, consultez Visites à l’urgence pour des conditions propices aux soins primaires (en personne ou virtuels).

Les 10 principales conditions propices aux soins primaires pour lesquelles les patients ont visité le service d’urgence sont les suivantes :

  • Autres soins médicaux comme la chimiothérapie (p. ex. antibiothérapie)
  • Infections aiguës des voies respiratoires supérieures, à localisations multiples et non précisées (p. ex. rhume)
  • Pharyngite aiguë (inflammation de la gorge)
  • Otite moyenne suppurée et sans précision (infection bactérienne de l’oreille moyenne)
  • Sujets ayant recours aux services de santé pour d’autres motifs (principalement pour le renouvellement d’une ordonnance)
  • Autres soins de contrôle chirurgicaux (p. ex. changement de pansements et enlèvement de points de suture)
  • Toux
  • Troubles anxieux, sans précision
  • Rash et autres éruptions cutanées non spécifiques
  • Maladies de la pulpe (centre de la dent) et des tissus périapicaux (sommet de la racine de la dent)

Toutefois, 41 % des visites à l’urgence pour des conditions propices aux soins primaires concernaient d’autres conditions.

Les 10 principales conditions propices aux soins primaires virtuels pour lesquelles les patients ont visité le service d’urgence sont les suivantes :

  • Infections aiguës des voies respiratoires supérieures, à localisations multiples et non précisées (p. ex. rhume)
  • Pharyngite aiguë (inflammation de la gorge)
  • Sujets ayant recours aux services de santé pour d’autres motifs (principalement pour le renouvellement d’une ordonnance)
  • Toux
  • Troubles anxieux, sans précision
  • Rash et autres éruptions cutanées non spécifiques
  • Conjonctivite (inflammation de la couche extérieure de l’œil et de la surface interne de la paupière)
  • Migraine
  • Otite externe (p. ex. abcès de l’oreille externe)
  • Urticaire

Ensemble, ces conditions représentent 72 % des visites à l’urgence pour des conditions propices aux soins primaires virtuels. Les autres visites de cette catégorie (28 %) concernaient d’autres conditions.

  • La liste de conditions propices aux soins primaires (CPSP) est un ensemble de problèmes mineurs qui se prêtent aux soins primaires et qui présentent un très faible risque d’admission à l’hôpital.
  • Les conditions propices aux soins ambulatoires (CPSA) sont généralement des conditions chroniques qui pourraient être évitées si le problème de santé qui cause la condition était pris en charge. Ces conditions sont souvent graves et entraînent une admission à l’hôpital, mais des soins primaires appropriés pourraient permettre d’éviter une hospitalisation. Les maladies pulmonaires chroniques, l’insuffisance cardiaque et le diabète¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs3 en sont des exemples.
  • Les 2 listes de conditions peuvent être utilisées pour calculer les indicateurs sur l’accès aux soins primaires : la liste des CPSP est utilisée pour déterminer le nombre de visites à l’urgence pour des conditions propices aux soins primaires pour des patients qui ne sont pas hospitalisés, tandis que la liste des CPSA est utilisée pour déterminer le nombre d’admissions à l’hôpital pour des conditions qui auraient pu être évitées avec des soins primaires appropriés.
  • Les données sur les services d’urgence servent d’approximation pour évaluer l’accès aux soins primaires dans la collectivité.
  • Les provinces et les territoires, les régions et les services d’urgence ne soumettent pas tous des données à l’ICIS, et ceux qui en soumettent ne disposent pas tous d’une couverture complète. Les résultats doivent être interprétés avec prudence si une remarque indique qu’il y a couverture partielle des données.
  • L’ajustement en fonction de l’âge et du sexe facilite les comparaisons au pays, mais il ne tient pas compte de toutes les différences entre les autorités compétentes. 
  • Les indicateurs ne rendent pas compte des situations particulières des patients et ne visent pas à juger de la pertinence des visites au service d’urgence. Les indicateurs sont basés sur des diagnostics que les patients ne connaissent pas quand ils se rendent à l’urgence; les patients peuvent avoir des signes, des symptômes et des antécédents qui leur font craindre une situation urgente pour laquelle une visite au service d’urgence peut s’avérer appropriée. Les conditions prises en compte dans l’indicateur peuvent, dans la plupart des cas, se prêter à des soins primaires. Toutefois, certaines situations peuvent être mieux traitées dans un service d’urgence.
  • La nouvelle liste de conditions propices aux soins primaires virtuels représente la liste minimale des conditions qui pourraient être prises en charge virtuellement avec la technologie et l’ensemble de compétences que la plupart des dispensateurs de soins doivent avoir aujourd’hui pour servir la plupart des patients, la plupart du temps.
  • Nous nous attendons à ce que la liste de conditions change avec le temps, à mesure que la technologie des soins virtuels et l’expertise évolueront. Les méthodologies de calcul des indicateurs seront examinées et mises à jour au besoin.
  • Au Québec et en Colombie-Britannique, les données sur le diagnostic de sortie du service d’urgence sont codifiées à l’aide du TCDMU plutôt qu’avec la CIM-10-CA.
  • Ces 2 systèmes d’information sur les diagnostics ont été mis en correspondance en vue du calcul des indicateurs.
  • Les patients qui ont quitté le service d’urgence avant l’évaluation médicale ou contre l’avis du médecin se font attribuer un code précis dans le TCDMU qui ne peut pas être mis en correspondance avec un autre diagnostic. 
  • Ainsi, les personnes qui ont quitté le service d’urgence avant l’évaluation médicale n’ont pas pu être incluses dans les indicateurs pour le Québec et la Colombie-Britannique. 
  • Cela représente 12 % des visites à l’urgence au Québec et 6 % des visites à l’urgence en Colombie-Britannique.
  • Les résultats de ces provinces sont donc sous-estimés et ne peuvent pas être comparés à ceux des autres provinces et territoires.

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Si vous avez des questions ou souhaitez en savoir plus, écrivez-nous.

pss@icis.ca

¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ðs

1.

Retour à la ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð 1 dans le texte

Institut canadien d’information sur la santé. Soins de santé primaires. Consulté le 26 août 2024.

2.

Retour à la ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð 2 dans le texte

Institut canadien d’information sur la santé. Les soins virtuels au Canada : renforcement des données et de l’information. 2022.

3.

Retour à la ¸éé´Úé°ù±ð²Ô³¦±ð 3 dans le texte

Institut canadien d’information sur la santé. Conditions propices aux soins ambulatoires. Consulté le 29 août 2024.

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